Les achats à tempérament via cartes de crédit et de débit pour les consommateurs restent tels qu’ils étaient, a déclaré le Ministère des Finances (Mfin) mardi, en soulignant la nécessité de distinguer entre la situation où le paiement à tempérament est approuvé via carte et la situation où le commerçant permet directement le remboursement au consommateur.
Le Parlement croate a adopté la Loi sur le Crédit à la Consommation lors de sa session du 15 juillet, qui doit entrer en vigueur le 20 novembre de cette année, avec une application différée de certaines dispositions à des entités et produits de crédit spécifiques. Cette loi transpose la directive dite CCD2 dans la législation croate et élargit les règles sur le crédit à la consommation à certaines formes de prêt qui n’ont pas été ou n’ont pas été entièrement couvertes par les réglementations existantes, a déclaré le Ministère des Finances en réponse à des rapports médiatiques fréquents, certaines informations inexactes ou incomplètes, et des demandes de commerçants et de consommateurs concernant la possibilité d’achats à tempérament.
Avec la nouvelle loi, disent-ils, l’évaluation de la solvabilité est réglementée de manière plus détaillée pour garantir que le crédit n’est accordé que lorsqu’il est raisonnablement attendu que le consommateur sera en mesure de le rembourser régulièrement, donc avant de conclure un contrat de crédit, le créancier est obligé de procéder à une évaluation de la solvabilité en utilisant des données pertinentes. Ils notent que la manière de procéder à l’évaluation de la solvabilité, y compris des critères et méthodologies plus détaillés, sera réglementée par la Banque Nationale Croate par le biais d’une réglementation subordonnée, tandis que les créanciers pourront détailler leurs propres procédures par des actes internes dans le cadre légal et subordonné.
Il est nécessaire de distinguer entre deux situations
En ce qui concerne les achats à tempérament, pour une bonne compréhension des nouvelles règles, le Ministère souligne qu’il est nécessaire de distinguer entre la situation où le paiement à tempérament est approuvé via carte et la situation où le commerçant permet directement le remboursement à tempérament au consommateur.
Dans le cas des achats à tempérament via carte de crédit ou de débit, expliquent-ils, la banque ou l’émetteur de la carte évalue d’abord la solvabilité du consommateur, détermine la limite de crédit et convient des conditions de son utilisation avec le consommateur. Dans cette situation, la banque ou l’émetteur de la carte est le créancier, et la relation de crédit est établie déjà au moment de l’octroi du crédit ou de la limite de crédit.
Ainsi, chaque achat à tempérament individuel utilisant la carte ne représente pas la conclusion d’un nouveau contrat de crédit ou d’une nouvelle approbation de crédit, mais plutôt l’utilisation d’un cadre de crédit précédemment approuvé.
– Par conséquent, pour chaque achat individuel par carte à tempérament, une nouvelle évaluation de la solvabilité du consommateur n’est pas effectuée, ni ne sera effectuée à l’avenir – souligne le Ministère.
