L’État s’est opposé à l’intention de la direction de Hrvatska poštanska banka de conserver l’intégralité des bénéfices de l’année dernière. La contre-proposition du gouvernement pour l’assemblée des actionnaires prévue le 24 juillet a été publiée à la Bourse de Zagreb jeudi. Il convient de noter que l’État détient une participation de 53,65 % dans HPB.
La contre-proposition concerne la décision sur l’utilisation des bénéfices, et le gouvernement propose que le bénéfice net de l’année dernière de 59,1 millions d’euros soit alloué différemment. De ce montant, 23,6 millions d’euros iraient aux bénéfices non distribués, tandis que la portion restante des bénéfices, s’élevant à 35,5 millions d’euros, ou 17,54 euros brut par action, serait utilisée pour le paiement des dividendes en deux parties.
Le gouvernement demande 60 %
Les premiers 17,7 millions d’euros, ou 8,77 euros brut par action, seraient versés le 4 août. Le prochain dividende de 8,77 euros serait versé le 28 janvier de l’année suivante, sous réserve de remplir les conditions de l’article 324 de la loi sur les établissements de crédit. En effet, le montant de cette partie du dividende représente une réduction du capital social régulier de la banque. Les actionnaires enregistrés dans le Système central de dépôt de titres avant le 30 juillet auraient le droit de recevoir les deux dividendes.
Dans l’explication signée par Matej Bule, secrétaire d’État au ministère des Finances, le gouvernement estime que le paiement des dividendes est justifié compte tenu de la situation financière de HPB, qui, selon les derniers rapports financiers publiés, présente des indicateurs satisfaisants de capitalisation, de solvabilité et de liquidité : un ratio de solvabilité de 19,3 %, un minimum légal de capital et de passifs (ratio MREL) de 32,4 %, et un ratio de couverture de liquidité (LCR) de 206,8 %.
La contre-proposition doit être interprétée dans le contexte de la décision du gouvernement concernant le montant, la méthode et les délais de paiement des fonds provenant des entités juridiques détenues par la République de Croatie dans le budget de l’État pour 2026, adoptée jeudi. La décision stipule que les entités juridiques auxquelles cette décision s’applique paieront 60 % des bénéfices après impôt pour l’année 2025 dans le budget.
L’estimation du gouvernement concernant le paiement total de 22 entreprises auxquelles la décision s’applique s’élève à environ 200 millions d’euros.
