Le pipeline adriatique (JANAF) a obtenu une nouvelle prolongation à court terme de ses opérations avec l’industrie pétrolière de Serbie (NIS), malgré des sanctions américaines plus strictes visant le secteur énergétique russe. Comme l’a rapporté la société à la Bourse de Zagreb et à la HANFA, l’OFAC américain a approuvé une nouvelle licence le 30 juin permettant le transport continu de pétrole brut jusqu’au 31 juillet 2026.
Cette manœuvre légale fait partie de la continuité des exemptions que JANAF reçoit régulièrement des autorités américaines pour honorer un contrat de trois ans avec NIS. Le contrat, qui couvre la période de début 2024 à fin 2026, oblige NIS à louer une capacité totale de 10 millions de tonnes de pétrole sur une base ‘plein pour vide’. Cela signifie que JANAF a des revenus garantis indépendamment des quantités réellement livrées, faisant de ce contrat l’un des piliers clés de la stabilité de l’entreprise.
Système de permis temporaires
Bien que les opérations se déroulent actuellement sans accroc, le modèle de fonctionnement par le biais de permis successifs à court terme (le dernier d’entre eux ne durant qu’un mois) souligne clairement le risque géopolitique sous lequel opère le transporteur national. Il convient de noter que les États-Unis ont imposé un paquet de sanctions en janvier 2025 visant à réduire les revenus des entreprises énergétiques russes, ce qui inclut NIS en raison de sa majorité de propriété russe.
