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Programmes centralisés de l’UE : Une opportunité pour le développement, l’innovation et l’accès au marché européen

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Centralizirani Eu programi / Image by: foto

Écrit par : Benjamin Petrović, expert en préparation de projets

Les entrepreneurs croates disposent d’un éventail d’options de financement qui ne proviennent pas exclusivement d’appels nationaux, de subventions locales ou de concours d’investissement bien connus, mais directement des programmes de la Commission européenne et de ses agences d’exécution. Ce sont des programmes de financement centralisés de l’UE, pour lesquels on postule le plus souvent via le portail Financement et appels d’offres de l’UE et qui peuvent être particulièrement intéressants pour les entreprises développant de nouveaux produits, services, technologies, solutions numériques, processus verts, modèles éducatifs ou formes innovantes de collaboration.

Contrairement aux appels nationaux, qui sont souvent axés sur des investissements dans des équipements, des infrastructures, des rénovations énergétiques ou des expansions commerciales, les programmes centralisés exigent généralement une logique de développement plus large. Le projet ne doit pas être présenté simplement comme un investissement interne d’une entreprise, mais doit démontrer un problème clair, un impact mesurable, un potentiel de marché et une valeur ajoutée européenne. En d’autres termes, il est nécessaire d’expliquer pourquoi la solution proposée est pertinente non seulement pour le demandeur mais aussi pour le marché, le secteur, les utilisateurs, l’industrie ou la société au sens large.

C’est pourquoi les programmes centralisés de l’UE ne doivent pas être considérés uniquement sous l’angle des sources de fonds non remboursables. Leur valeur réside souvent dans l’accélération du développement, l’accès à la connaissance, aux utilisateurs, aux environnements de test, aux partenaires internationaux et aux nouveaux marchés. Dans de nombreux cas, un projet de l’UE peut apporter de la crédibilité à une entreprise auprès des investisseurs, des clients, des institutions publiques et des futurs partenaires, surtout lorsqu’il s’agit de solutions innovantes ou technologiquement exigeantes.

Quels sont les programmes centralisés de l’UE ?

Les programmes de financement centralisés sont des programmes dans lesquels les propositions de projet sont soumises directement à la Commission européenne ou à ses agences. Cela signifie qu’elles ne sont pas soumises aux organismes nationaux en Croatie mais qu’elles concourent dans un contexte européen, aux côtés de projets d’autres États membres et pays associés.

Un processus typique implique le développement d’une idée de projet, la sélection de l’appel approprié, l’établissement de partenariats, l’élaboration du projet, l’évaluation et, en cas d’approbation, la mise en œuvre. Comparés à de nombreux appels nationaux, les programmes centralisés ont souvent des exigences administratives et financières plus simples, mais sont substantiellement plus exigeants. L’accent n’est pas seulement mis sur ce qui sera acheté ou mis en œuvre, mais sur pourquoi le projet est important, qui en bénéficie, comment les résultats seront mesurés et ce qui reste après l’achèvement du projet.

Un élément particulièrement important est la valeur ajoutée européenne. Le projet doit démontrer pourquoi l’Union européenne devrait financer cette solution particulière et pourquoi elle est pertinente au-delà du marché local ou national. Pour cette raison, des partenariats incluant des entreprises, des organisations de recherche, le secteur public, des utilisateurs, des institutions éducatives, des clusters, des associations ou d’autres parties prenantes pertinentes sont souvent recherchés.

Pourquoi les programmes centralisés pourraient-ils être pertinents pour les entreprises ?

Les programmes centralisés peuvent être intéressants pour les entreprises développant de nouvelles technologies, processus, produits ou services, mais aussi pour celles qui, par exemple, souhaitent tester un modèle de travail innovant, numériser des processus, réduire les déchets, augmenter l’efficacité énergétique, développer de nouvelles compétences dans le secteur ou entrer sur le marché international.

Des exemples d’idées de projets peuvent inclure le développement d’une application, d’un outil numérique, d’un nouveau modèle commercial durable, d’un format éducatif, d’un produit créatif, d’un processus vert, d’une solution pilote industrielle ou d’un service pouvant être testé avec des utilisateurs et ensuite étendu à d’autres marchés.

Postuler à un programme centralisé de l’UE a du sens surtout lorsqu’une entreprise ne cherche pas uniquement des fonds pour l’achat d’équipements ou la mise en œuvre d’un investissement standard, mais lorsqu’il y a un composant de développement clair. Cela peut être des tests avec des partenaires et des utilisateurs, la validation de la technologie, la démonstration de solutions dans un environnement réel, le développement de nouvelles compétences, la connexion avec des chercheurs ou l’entrée dans un consortium international.

Comment choisir le bon programme ?

Les entreprises et leurs partenaires ont un grand nombre de programmes centralisés disponibles, le choix du programme dépendant de ce qui est prévu dans le projet et du marché ou secteur visé par le projet.

En termes simples, le programme n’est pas choisi en fonction de qui est le demandeur, mais en fonction de ce qui sera fait dans le projet. Si une entreprise souhaite développer un nouveau produit, une technologie ou une solution pilote, les options pertinentes peuvent être Horizon Europe ou le Fonds européen de la défense, selon le domaine d’application. Si l’objectif est de réduire les déchets, l’énergie ou les émissions, un cadre plus naturel peut être LIFE ou le Fonds d’innovation. Si l’accent est mis sur la numérisation des processus, l’intelligence artificielle, la cybersécurité ou les espaces de données, les options pertinentes peuvent être Digital Europe, Horizon Europe ou le Fonds européen de la défense.

S’il existe un manque de compétences dans le secteur, s’il est nécessaire de développer des programmes éducatifs, des formations, des micro-qualifications ou des modèles reliant l’éducation et l’économie, alors Erasmus+ ou le Marché unique peuvent être envisagés. Si le projet concerne la culture, le design, les médias, les industries créatives ou les formats de coopération internationale, les options pertinentes peuvent être Creative Europe ou le Marché unique.

Il est crucial de comprendre que le même problème commercial peut avoir différentes interprétations de projet. Par exemple, le besoin de numérisation peut être présenté comme le développement d’une nouvelle solution technologique, comme l’application de technologies numériques avancées dans le secteur, comme le développement des compétences des employés, ou comme une démonstration internationale d’un nouveau modèle de travail. Cela déterminera également le choix du programme.

L’erreur la plus courante est de présenter le projet comme un investissement interne

L’une des erreurs les plus courantes dans la préparation des demandes pour les programmes centralisés de l’UE est de concevoir le projet comme un investissement interne standard. En d’autres termes, l’entreprise souhaite acquérir des équipements, développer un produit, investir dans le marketing ou améliorer ses propres processus, mais ne démontre pas clairement l’impact plus large du projet.

Les programmes centralisés de l’UE exigent une logique différente. Le projet doit avoir un problème ou une opportunité qui n’est pas simplement un investissement dans des équipements ou une promotion. Il est nécessaire de montrer des avantages pour des utilisateurs spécifiques, l’industrie, la communauté ou le marché. Il est également important d’expliquer si les résultats peuvent être transférés à d’autres secteurs, pays ou types d’utilisateurs.

Par conséquent, une idée de projet bien définie ne répond pas seulement à la question ‘que voulons-nous financer ?’, mais aussi aux questions ‘quel problème résolvons-nous ?’, ‘pour qui la solution est-elle importante ?’, ‘pourquoi est-ce le bon moment ?’, ‘qui avons-nous besoin comme partenaire ?’, ‘comment prouverons-nous l’impact ?’ et ‘que reste-t-il après le projet ?’, et à travers les réponses, elle devrait démontrer ‘pourquoi vous et vos partenaires êtes le meilleur choix pour la mise en œuvre réussie du projet’.

Partenariat comme élément clé du succès

De nombreux programmes centralisés exigent ou encouragent fortement les partenariats. Un bon consortium doit avoir une logique claire : chaque partenaire doit apporter des connaissances, des capacités, une portée de marché, des utilisateurs, des données, des infrastructures, des technologies ou une expérience de mise en œuvre qui est importante pour le succès du projet.

Un projet réussi rassemble généralement des partenaires qui peuvent développer, tester, valider et étendre la solution ensemble. Cela peut être des entreprises, des facultés, des instituts, des villes, des écoles, des organisations culturelles, des réseaux d’affaires, des utilisateurs, des clusters ou des institutions publiques. Il est important que le partenariat couvre les connaissances nécessaires, le marché cible et les capacités de mise en œuvre.

Pour les entreprises, cela signifie que les programmes centralisés peuvent également être un moyen de positionnement stratégique. La participation à un consortium européen de qualité peut ouvrir des portes vers de nouveaux marchés, de nouveaux clients, des partenaires technologiques, des environnements pilotes et de futurs investissements.

Qu’est-ce qui fait un projet réussi ?

Les projets réussis dans les programmes centralisés de l’UE répondent généralement clairement à trois questions clés.

Premièrement, pourquoi le projet est-il important ? Le problème doit être clair, pertinent et plus grand qu’une seule organisation. Il doit y avoir une méthode convaincante pour le résoudre et un lien clair entre le problème, les activités et les résultats attendus.

Deuxièmement, pourquoi le demandeur et les partenaires ? Le consortium doit démontrer qu’il dispose des connaissances, de l’expérience, de la portée de marché, des utilisateurs et des capacités nécessaires à la mise en œuvre. Il ne suffit pas d’avoir une bonne idée si l’équipe n’a pas la capacité convaincante de développer, tester et livrer des résultats.

Troisièmement, que reste-t-il après le projet ? Les résultats doivent être mesurables, applicables et avoir un chemin vers le marché ou une utilisation plus large. Cela peut être un nouveau produit, une technologie validée, un modèle prouvé, un programme développé, une solution pilote, un partenariat international, un accès ouvert aux utilisateurs ou un changement concret sur le marché.

Comment pouvons-nous vous aider ?

Développez-vous un nouveau produit, service, outil numérique, processus vert ou modèle commercial innovant ?

N’êtes-vous pas sûr que votre idée s’inscrive dans Horizon Europe, LIFE, Digital Europe, Erasmus+, Creative Europe, Single Market, Innovation Fund ou un autre programme centralisé de l’UE ?

Avez-vous besoin d’une évaluation de votre idée de projet, de la sélection du programme approprié, de la structuration des partenariats et de la préparation de la logique de la demande ?

Pour une évaluation initiale professionnelle du projet et des opportunités de financement, vous pouvez nous contacter à [email protected] ou au +385 1 777 1473.

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