Des représentants de l’Association de la Voix des Entrepreneurs et de l’Association Sauver les Petits Locataires Familiaux ont tenu une réunion de deux heures et demie avec le Ministre des Finances et des représentants du Ministère des Finances concernant les changements annoncés au système fiscal, la position des entrepreneurs au forfait, des petits entrepreneurs et des locataires, ainsi que le problème de l’économie grise.
Lors de la réunion, les représentants du Ministère ont présenté des arguments en faveur des changements proposés, tandis que les représentants de l’UGP et de la SMOi ont averti des conséquences que les nouvelles mesures pourraient avoir pour les micro, petites et moyennes entreprises. Ils ont également soumis près de 40 mille signatures de citoyens recueillies par le biais d’une initiative contre de nouvelles charges.
L’UGP se félicite de l’ouverture du dialogue et du fait que les demandes ont été entendues, mais souligne que la conversation doit avoir des résultats concrets. L’Association attend une réponse écrite du Ministère des Finances dans un délai de 30 jours et l’inclusion de représentants des micro, petites et moyennes entreprises dans les groupes de travail avant que des décisions finales ne soient prises.
Le message clé de la réunion était clair : l’économie grise est un problème pour l’État, les entrepreneurs et les citoyens, mais elle ne doit pas être abordée en punissant largement tous ceux qui opèrent légalement. S’il y a des abus, des paradis fiscaux et des entreprises non déclarées, l’État doit les identifier, les surveiller et les sanctionner précisément. Ceux qui opèrent légalement, émettent des factures et contribuent au budget ne doivent pas payer la facture pour les non déclarés.
– La meilleure mesure pour les entrepreneurs est une réduction des impôts. Si nous voulons plus de travail, plus d’investissements, plus d’emplois et moins d’économie grise, le système doit être plus simple, plus équitable et plus encourageant. De telles mesures peuvent avoir l’effet inverse, à savoir une augmentation de l’économie grise. L’État lui-même doit identifier les anomalies et surveiller ceux qui opèrent en dehors du système, plutôt que de compenser le manque de revenus provenant des entreprises non déclarées par ceux qui opèrent légalement, paient des impôts et contribuent au budget – a déclaré Bruno Samardžić, président de l’Association de la Voix des Entrepreneurs.
L’UGP a soumis une demande au Ministère des Finances pour que les coûts totaux pour les entrepreneurs au forfait, les petits entrepreneurs et les locataires n’augmentent pas de plus de 10 % par an et que de nouveaux impôts, contributions, prélèvements, amendes ou obligations administratives ne soient pas introduits sans évaluation préalable de l’impact et un véritable dialogue.
Selon les estimations de l’Administration fiscale, les changements annoncés à la fiscalité au forfait devraient rapporter à l’État environ 60 millions d’euros de revenus supplémentaires. L’UGP avertit que la plus grande charge pèse précisément sur ceux qui se développent. Dans la tranche d’imposition la plus élevée, les contributions annuelles passent de 4 571,74 euros à 8 324,67 euros, soit une augmentation de 82 %.
– Entrer dans la tranche d’imposition la plus élevée pour de nombreux entrepreneurs au forfait n’est pas un signe de richesse, mais une phase normale du développement des affaires. C’est le moment où l’on recherche des clients permanents, où les revenus se stabilisent et où l’on tente de créer une entreprise durable. Une augmentation des contributions de 82 % à ce stade ne favorise pas la croissance, mais l’étouffe. C’est une mesure qui peut tuer une entreprise juste au moment où elle devrait être autorisée à se renforcer – a déclaré Kristina Bakula, membre du Conseil de l’UGP.
Les représentants de l’UGP et de la SMOi ont également averti que l’augmentation des impôts sur les entrepreneurs et les locataires ne peut pas être présentée comme une mesure pour freiner l’inflation. Des coûts d’exploitation plus élevés signifient une pression accrue sur les prix, des bénéfices réduits, moins d’investissements et un risque plus élevé de fermeture d’entreprises, de petites sociétés et d’opérations familiales.
