Une discussion publique est en cours sur les e-Consultations concernant la proposition d’amendements à la loi sur la lutte contre le travail non déclaré. Il y a beaucoup, à mon avis, de bonnes propositions, mais les rédacteurs de la loi les rejettent pour diverses raisons, souvent sans arguments valables.
Bien que tout le monde dans la discussion croie que la loi de 2023 représente un pas en avant, il y a encore des lacunes, comme en témoignent les faibles effets de sa mise en œuvre.
Par conséquent, l’une des propositions vient de l’Association des Entrepreneurs en Hôtellerie de Croatie (UPUHH), qui estime qu’une distinction claire doit être faite entre le travail non déclaré réel, ou ‘travail au noir’, et ‘d’autres formes d’occurrence, et il est nécessaire de différencier les violations par gravité/catégories’, ce qui signifie également selon le montant des sanctions.
Par exemple, il peut arriver qu’un employeur retarde la soumission d’un rapport pour l’assurance pension obligatoire avant le début du travail. Dans ce cas, un tel employeur ne devrait pas être traité de la même manière que celui qui ne déclare pas du tout ses nouveaux employés. Surtout si l’employeur qui, pour une raison quelconque, a retardé le rapport de ses employés d’un jour ou deux a payé toutes les contributions et les cotisations depuis le début du travail et a signé un contrat de travail. Ils ne peuvent pas être regroupés avec quelqu’un qui le fait intentionnellement (ou, au mieux, procrastine sur le rapport).
Mots d’excuse
Le législateur vise à lutter contre le travail non déclaré avec cette loi, ou à améliorer son efficacité par des amendements, mais punir autant d’entrepreneurs que possible avec les fraudeurs n’est pas une bonne approche ; seuls ceux qui trichent devraient être pénalisés. Il peut en effet arriver qu’un entrepreneur honnête ne parvienne pas à déclarer un nouvel employé à temps pour une raison quelconque.
Je me suis souvenu, en lisant la discussion précédente sur les e-Consultations, d’une situation où mon connaissance, à l’époque lointaine où il y avait une pénurie de travailleurs, a obtenu un emploi dans une entreprise. Son employeur était un homme décent qui est venu à lui sur le lieu de travail et a murmuré des mots d’excuse. La connaissance ne comprenait pas pourquoi il disait cela. L’employeur a révélé que trois jours s’étaient écoulés (si je me souviens bien) depuis le début du travail, et il n’avait pas réussi à le déclarer.
L’employeur venait juste de sortir de l’Institut d’Assurance Pension où il l’avait déclaré, donc il est venu s’excuser et aussi pour l’informer qu’il avait été déclaré avec la date à laquelle il avait réellement commencé à travailler. Je ne peux pas me rappeler tous les détails, mais ma connaissance m’a dit cela avec étonnement, considérant que les entrepreneurs étaient alors (et peut-être le sont encore aujourd’hui) perçus comme impitoyables, comme des exploiteurs… La raison du retard était une combinaison d’obligations professionnelles et personnelles, ce qui peut arriver à tout le monde.
