Nous n’avons jamais été aussi déterminés. L’industrie croate doit être modernisée et numérisée d’ici 2034, en plus d’être économe en énergie et aussi verte, innovante et orientée vers l’exportation que possible. Si vous avez lu un document ou une stratégie de Bruxelles au cours des dernières années, vous connaissez tous ces termes par cœur.
Ils font partie intégrante de chaque plan qui doit passer par les filtres de la Commission et ouvrir la voie aux fonds, il a donc pu être naïf de s’attendre à ce que le Plan national de développement industriel de la République de Croatie 2027 – 2034 soit différent.
La stratégie elle-même n’apporte aucune idée nouvelle ou radicale, et bien qu’elle se concentre sur l’orientation de deux milliards d’euros (qui ne seront tirés que du budget national et/ou européen) vers des activités économiques pour stimuler l’industrie, elle mentionne, et seulement à un endroit, quelque chose qui n’a aucun lien entre eux.
En effet, dans un acte de générosité sans précédent, elle énonce une mesure d’une valeur de presque 200 millions d’euros (eh bien, un peu moins, mais ne soyons pas pointilleux) qui prévoit en réalité l’établissement de deux nouveaux instruments financiers.
Les rédacteurs du plan ont, en effet, regroupé l’établissement d’un fonds de garantie pour l’industrie manufacturière et le lancement d’un fonds de capital-risque dans les mêmes 193,4 millions d’euros. Pour les stratèges économiques du ministère de l’Économie, c’est probablement tout le même ‘domaine financier’, mais pour quiconque a déjà gagné même un euro sur le marché, c’est de l’alchimie pure.
Une garantie est, en fait, un instrument de dette : l’État garantit simplement à la banque que vous rembourserez le prêt, et vous continuez à le rembourser laborieusement avec des intérêts. Un fonds de capital-risque est quelque chose de complètement différent ; c’est un instrument de capitaux propres. Ici, l’État (ou le gestionnaire de fonds) entre directement dans la structure de propriété de votre entreprise, achète une participation, partage à la fois les bénéfices et les pertes avec vous – et siège activement à votre conseil de surveillance pour offrir des conseils.
