L’histoire de la construction navale croate, que beaucoup ont déjà déclarée un vestige industriel du passé, connaît un tournant copernicien. L’équipement de la Marine croate (HRM) avec deux corvettes polyvalentes, pour lesquelles il est prévu d’allouer entre 600 millions et jusqu’à 1,6 milliard d’euros, a initié un processus qui va au-delà de la simple acquisition d’armements.
Le principal acteur ici est le ministère de la Défense (MORH), qui conditionne le travail par une règle claire : quiconque souhaite obtenir un contrat pour des projets de corvettes doit les construire en Croatie. Cela oblige chaque soumissionnaire étranger à établir un partenariat avec des chantiers navals nationaux, ouvrant ainsi la voie à la construction, à l’équipement et à l’entretien à long terme de la flotte de guerre la plus moderne.
Et bien qu’une telle décision ait d’abord rencontré une certaine résistance, soudainement de nombreux chantiers navals mondiaux ont commencé à chercher des partenaires nationaux en Croatie, il est donc juste de dire qu’une véritable offensive diplomatique et industrielle est en cours pour sécuriser un partenaire croate national.
Accords formalisés
Jusqu’à présent, l’intérêt le plus clair a été montré par des chantiers navals de France et d’Espagne, qui ont déjà formalisé des accords avec des chantiers navals nationaux, ainsi qu’avec d’autres institutions.
Le premier accord de compréhension a été signé par le chantier naval français Naval Group avec le chantier naval de Šibenik Iskra et le 3. Maj de Rijeka, ainsi qu’avec les propriétaires du chantier naval, la famille slovène Šešok. En plus d’eux, cet accord a également été paraphé avec l’Orqa d’Osijek et avec la Faculté de génie mécanique et d’architecture navale de l’Université de Zagreb (FSB), qui garantit que les Français, en plus de la construction navale, intégreront également une partie de l’équipement militaire croate dans les corvettes croates.
Le cadre diplomatique pour l’accord a été fourni par l’ambassade de France, qui a fortement soutenu Naval, ce qui n’est pas surprenant puisque ce groupe est majoritairement détenu par l’État, bien que le plus grand actionnaire individuel, bien qu’en minorité, soit le groupe français Thales, spécialisé dans l’aérospatiale, la défense, la sécurité et le transport terrestre.
Un exemple encore plus frais est le chantier espagnol Navantia, qui a également signé une alliance avec le chantier naval de Pula Uljanik et le bureau d’ingénierie de Zagreb Nortes Blue à la résidence de l’ambassadeur espagnol. Le côté espagnol, presque autant que le français, n’offre pas seulement un produit fini mais un transfert complet de technologie et l’inclusion de l’écosystème industriel croate dans le processus de construction, garantissant que les navires, au moins en partie, seront achevés et équipés, et plus tard entretenus dans les chantiers navals de Pula.
Et ce n’est que le début. Bientôt, un accord de compréhension similaire, apprend Lider de manière non officielle, devrait être signé avec le allemand Rheinmetall. En effet, le NVL allemand de la famille Lürssen a récemment été vendu au fabricant d’armements Rheinmetall, qui à son tour a acquis notre DOK-ING national. Cette transaction pourrait ouvrir des portes pour les Allemands s’ils s’intéressent au secteur de la construction de corvettes et s’ils s’engagent à réaliser une partie du projet en Croatie, ce qui serait apparemment un accord conclu.
