Le Conseil élargi de la Cour suprême devrait se réunir le 27 mai, selon des informations provenant de sources proches de la Cour suprême, pour décider de l’une des questions les plus importantes restantes dans l’affaire du franc suisse : si les consommateurs ayant converti des prêts ont droit à une compensation ou s’ils ont déjà été compensés par la conversion en 2015.
Cependant, le 27 mai ne sera pas nécessairement le jour de la décision finale. Selon des informations non officielles, le Conseil élargi devrait d’abord décider si la session se tiendra publiquement. S’il décide que la session ne sera pas publique, le conseil pourrait discuter et décider de l’interprétation juridique le même jour.
Sinon, la date actuelle serait reportée, et la Cour suprême fixerait ensuite une date pour une session publique.
L’affaire qui divise les banques et les débiteurs depuis des années entre maintenant dans sa phase finale devant la Cour suprême, mais il reste une question ouverte de savoir si le public pourra suivre la session où une interprétation juridique importante pour environ 30 000 plaignants est faite.
L’Association Franak a récemment demandé que la session du Conseil élargi soit publique, en citant qu’une décision est prise sur une question d’un grand intérêt public. Ils ont fait référence aux dispositions de la loi sur la procédure civile concernant la nature publique des sessions et ont demandé que des représentants de l’Association soient présents en tant qu’observateurs. Le plaignant, qui collabore avec l’Association Franak, a également demandé que la session soit publique.
Question de 700 millions d’euros
La décision est attendue avec une grande attention car les enjeux financiers sont élevés. Selon certaines estimations, la question vaut environ 700 millions d’euros. C’est le montant que les consommateurs pourraient recevoir si la décision leur est favorable.
La question clé à décider, autour de laquelle il n’y a pas eu d’interprétation juridique finale depuis des années, est simplement de savoir si les consommateurs qui ont accepté la conversion en signant un avenant au contrat ont accepté qu’ils aient été compensés, et donc ne peuvent désormais avoir droit qu’à des intérêts de retard, ou si les banques doivent restituer tout ce qu’elles ont trop payé en raison de dispositions contractuelles injustes.
Les banques estiment que l’État a résolu le problème par une conversion légale et que les débiteurs ont été placés dans une position comparable à celle des utilisateurs de prêts en euros. Elles mettent également en garde contre les pressions sur les juges de l’Association Franak et les conflits d’intérêts possibles au sein de la Cour suprême. L’Association, en revanche, rejette les accusations et affirme présenter des arguments tirés de la jurisprudence et d’expertises.
