La crise au Moyen-Orient déclenchée par l’attaque des États-Unis et d’Israël contre l’Iran ne montre aucun signe d’apaisement, provoquant une hausse des prix du pétrole et du gaz puis une baisse, comme l’indique le HUP Weekly Focus régulier.
Ainsi, le prix du pétrole brut Brent a été extrêmement volatile depuis le début du conflit entre les États-Unis et l’Iran. En raison des craintes de perturbations de l’approvisionnement, notamment dans le détroit d’Ormuz par lequel passe environ un cinquième du commerce mondial de pétrole, le prix a brièvement atteint 120 dollars le baril, après quoi il a fluctué autour de 100 dollars avec de plus grandes oscillations. Les déclarations politiques et les attentes concernant l’évolution future du conflit ont une forte influence sur les mouvements de prix.
Deux risques significatifs
Le président des États-Unis a indiqué que la guerre pourrait se terminer relativement rapidement, ce qui a réduit la prime, et les sanctions sur le pétrole russe ont été temporairement levées pendant un mois. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a décidé de libérer un record de 400 millions de barils des réserves stratégiques, tandis que le G7 envisage un mouvement similaire. En raison de l’incertitude concernant la durée du conflit et des perturbations potentielles du transport depuis le Golfe Persique, une volatilité continue des prix du pétrole est attendue à court terme.
