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BCG : L’Europe manque de grandes entreprises technologiques, mais possède des entreprises plus résilientes

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L’Europe est souvent décrite dans les discussions publiques comme la partie la plus lente de l’économie mondiale – un continent sans géants numériques, avec des marchés fragmentés et une législation rigide. Cependant, de nouvelles recherches de l’Institut Henderson au Boston Consulting Group présentent une image différente : les entreprises européennes dans une gamme d’industries clés sont plus résilientes et réussissent mieux à long terme que leurs concurrents mondiaux.

Selon l’Indice de Vitalité Organisationnelle de BCG, qui mesure la capacité des entreprises à croître et à créer de la valeur pour les actionnaires à long terme, les entreprises européennes dans l’industrie pharmaceutique, la fabrication avancée et les secteurs de consommation obtiennent de meilleurs résultats que des entreprises comparables d’autres parties du monde. Ces industries génèrent ensemble environ 25 trillions de dollars de revenus mondiaux annuels.

360 entreprises européennes propulsant la croissance

La recherche identifie 360 entreprises européennes qui se distinguent par leur force organisationnelle et leur résilience. Au cours des cinq dernières années, ces entreprises ont crû deux fois plus vite que leurs concurrents et ont réalisé près de deux points de pourcentage de rendements annuels supérieurs pour les actionnaires. Bien que les États-Unis aient un plus grand nombre de telles entreprises, les entreprises européennes ont environ 60 % de chances en plus d’être des leaders dans leur secteur.

Parmi elles figurent des noms bien connus comme Coloplast, Trumpf et Carl Zeiss, ainsi que des entreprises à forte croissance des secteurs des biens de consommation, des jeux et de la mode. Ensemble, elles opèrent dans des industries qui représentent un quart du PIB mondial, emploient 45 millions de personnes et ont un impact fort sur les chaînes d’approvisionnement et les normes du marché.

Plus lentes en technologie, plus rapides en adaptation

L’Europe accuse objectivement un retard dans le développement et la mise en œuvre des systèmes d’IA les plus avancés, surtout par rapport au secteur technologique américain. Cependant, BCG met en avant un paradoxe intéressant : les employés des entreprises européennes utilisent les outils d’IA plus fréquemment et activement dans leur travail quotidien que leurs homologues américains dans la plupart des industries.

En d’autres termes, bien que les entreprises européennes soient moins susceptibles de développer leurs propres plateformes d’IA, elles intègrent plus rapidement les outils disponibles dans les processus opérationnels, ce qui s’est avéré être un facteur clé de productivité et de croissance à long terme.

Une gestion qui choisit la discipline plutôt que la vitesse

L’analyse montre que les entreprises européennes ont plus souvent des stratégies de croissance clairement définies, des équipes plus solides en recherche et développement, en marketing et en ventes, et une plus grande mobilité interne des employés. Bien qu’elles soient souvent plus bureaucratiques et prudentes face au risque, cette discipline même les aide durant les périodes de crises et de perturbations du marché.

Au cours des deux dernières années, les entreprises européennes ont effectué plus d’ajustements structurels que de nombreux concurrents mondiaux, souvent sans perdre de fonctions clés. Contrairement à la croyance populaire, elles ont prouvé qu’elles étaient plus flexibles qu’on ne le pense. L’ensemble de la recherche est disponible à ce lien.

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