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La Croatie parmi les meilleures de l’UE pour les créations d’entreprises

Selon les données d’Eurostat, en 2023, il y avait plus de 33 millions d’entreprises actives dans l’UE. Environ 3,5 millions ont été créées, tandis que 2,8 millions ont été fermées. Cela se traduit par un taux de ‘naissance’ de 10,5 % et un taux de ‘mort’ de 8,5 %, indiquant une résilience après les chocs pandémiques. Cependant, derrière la moyenne se cachent de profondes coupes nationales, note Eurostat.

L’écart entre les pays est assez extrême. La Croatie avait un taux de création d’entreprises de 12,5 % et un taux de fermeture de 5,3 %, ce qui donne un solde de +7,2 p.p. (points de pourcentage), ce qui est le deuxième meilleur résultat dans l’aperçu d’Eurostat, juste derrière Malte. Cela indique que l’environnement entrepreneurial national, malgré des coûts élevés et de l’incertitude, s’est avéré dynamique : pour chaque entreprise fermée, beaucoup plus de nouvelles ont émergé.

Qui est en tête et qui est à la traîne

Le détenteur du record absolu pour le solde positif est Malte avec 17,1 % de créations d’entreprises contre 6,6 % de fermetures, soit +10,5 p.p. Dans le groupe avec un excès significatif de créations par rapport aux fermetures figurent la Hongrie (9,4 % contre 2,6 %, +6,8), la Lettonie (12,9 % contre 6,2 %, +6,7) et la Grèce (8,4 % contre 3,4 %, +5,1).

Le Portugal (16,8 % contre 11,5 %), la Roumanie (12,4 % contre 7,1 %) et les Pays-Bas (9,4 % contre 5,0 %) enregistrent également des résultats positifs clairs, tandis que la Slovénie se situe à 10,5 % pour les créations et 6,6 % pour les fermetures (+3,9).

Au niveau des grands marchés, la France a 14,0 % pour les créations et 10,9 % pour les fermetures (+3,1), tandis que l’Allemagne est le seul grand pays avec un léger résultat négatif : 8,4 % de ‘naissances’ et 8,9 % de ‘morts’ (–0,4).

Extrêmes négatifs

À l’autre extrémité de l’échelle se trouve l’Estonie avec un taux de création d’entreprises élevé (14,3 %) mais aussi un taux de fermeture exceptionnellement élevé (27,5 %), ce qui donne le plus profond négatif de –13,2 p.p. Suivent la Bulgarie (10,7 % contre 16,5 %, –5,8), l’Irlande (11,8 % contre 16,6 %, –4,8), la Macédoine du Nord (9,3 % contre 12,8 %, –3,6) et le Danemark (7,3 % contre 9,8 %, –2,5). La Slovaquie est à 11,7 % pour les créations et 13,7 % pour les fermetures (–2,0), tandis que la Pologne est à 11,5 % et 12,4 % (–1,0).

Qui ouvre le plus et qui le moins

Le plus grand nombre de nouvelles entreprises a été créé en Lituanie (19,6 %), à Malte (17,1 %) et au Portugal (16,8 %). Des dynamiques de ‘naissance’ plus faibles sont enregistrées par l’Autriche (6,2 %), le Danemark (7,3 %) et l’Italie (7,8 %).

En termes de ‘mortalité’, l’Estonie est en tête (27,5 %), suivie de l’Irlande (16,6 %) et de la Lituanie (16,1 %), avec la Bulgarie (16,5 %) et la Slovaquie (13,7 %) également parmi les taux les plus élevés. À l’autre extrémité des fermetures figurent, par exemple, la Grèce (3,4 %) et la Hongrie (2,6 %).

– L’écart entre les taux de création et de fermeture est un indicateur clé de vitalité et indique à quel point les économies réussissent à se renouveler par la destruction créatrice – déclare le Prof. Jun Du de l’Aston Business School.

Les experts soulignent que les pays avec un solde négatif combinent souvent un déclin des industries traditionnelles sans croissance rapide dans de nouveaux secteurs, une administration lourde et plus lente, un accès limité au financement, une démographie défavorable et une concentration de marché croissante. Dans le ‘club positif’, il y a une expansion plus fréquente des services et de la technologie, un travail plus flexible, des systèmes financiers plus profonds et une tolérance au risque plus élevée. La rapidité d’enregistrement/annulation distingue les réussites des lenteurs.

En résumé, le plus net européen de +1,9 p.p. confirme que l’entrepreneuriat a continué à ‘respirer’ même dans des conditions difficiles, tandis que le résultat de la Croatie de +7,2 p.p. place le pays parmi les marchés les plus dynamiques, ce qui est un bon signal pour l’emploi et l’expansion de la base des petites et moyennes entreprises. En même temps, des extrêmes comme le –13,2 de l’Estonie avertissent que le taux de rotation élevé des entreprises reflète souvent des coûts volatils, une réglementation imprévisible ou une structure de marché qui force des fermetures rapides. Et le –0,4 en Allemagne rappelle que même les plus grandes économies ne sont pas à l’abri des pressions.

Les experts concluent que pour les décisions commerciales, les marchés les plus attractifs combinent des taux de création élevés avec une faible ‘mortalité’ comme Malte, la Croatie, la Hongrie et la Lettonie, car ils offrent un terreau fertile pour l’expansion du réseau de fournisseurs, le test de nouveaux produits et une mise à l’échelle plus rapide. Là où la ‘mortalité’ est élevée, l’entrée nécessite une approche plus prudente, une gestion de liquidité plus forte et des investissements par étapes, préviennent les experts.

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