Ces dernières années, le concept de nomadisme numérique a connu une croissance significative, alimentée par les avancées technologiques et l’augmentation de la flexibilité du travail à distance. De nombreux pays européens ont reconnu cette tendance comme une opportunité d’attirer des professionnels étrangers et ont introduit des visas spéciaux pour nomades numériques qui permettent une résidence légale et un travail à distance en dehors de leur pays d’origine.
Cependant, les conditions d’obtention de ces visas varient considérablement – tandis que certains pays exigent des revenus élevés et imposent des obligations fiscales strictes, d’autres offrent des conditions plus favorables pour devenir des destinations attrayantes pour les nomades numériques.
La Croatie est l’un des pays qui a été parmi les premiers dans la région à reconnaître le potentiel du nomadisme numérique et a introduit un visa spécial pour les ressortissants étrangers travaillant à distance dès 2021. Les exigences pour ce visa sont relativement compétitives dans le contexte européen – les candidats doivent prouver un revenu mensuel d’au moins 2 870 euros, ce qui est supérieur aux exigences en Finlande ou au Monténégro, mais reste néanmoins significativement inférieur aux conditions dans des pays comme l’Islande ou l’Estonie. De plus, les nomades numériques en Croatie ne sont pas soumis à l’impôt sur le revenu, ce qui augmente encore l’attractivité du pays en tant que destination de travail et de vie.
Mais à quel point la Croatie est-elle vraiment attrayante pour les nomades numériques, et comment ses conditions se comparent-elles à celles d’autres pays européens ?
L’Espagne a durci les conditions
Les ressortissants étrangers qui utilisent déjà ou prévoient de demander le visa numérique espagnol en 2025 seront confrontés à des exigences financières plus élevées. Le revenu minimum requis pour ce visa est lié au salaire minimum national, qui a augmenté de 4,4 % cette année. Cela a porté le salaire minimum mensuel en Espagne à 1 184 euros.
Étant donné que les candidats au visa numérique doivent prouver des revenus mensuels qui sont le double du salaire minimum, le nouveau seuil est désormais 2 762 euros par mois, ce qui représente une augmentation de plus de 100 euros par rapport à l’année précédente. Malgré cette augmentation, l’Espagne ne figure toujours pas parmi les pays ayant les exigences financières les plus élevées pour les nomades numériques.
L’Islande est la plus stricte
L’Islande est en tête avec les exigences financières les plus élevées en Europe. Son visa de travail à distance est destiné aux personnes à revenu élevé qui gagnent au moins 7 075 euros par mois. Le visa dure six mois, période durant laquelle les candidats deviennent des résidents fiscaux.
