Si les entreprises qui n’ont pas encore quitté la Russie prévoient de le faire bientôt, elles ne pourront plus simplement se retirer. En effet, le gouvernement russe a rendu plus difficile la sortie des affaires en Russie, et certaines entreprises souhaitant quitter ce marché nécessitent désormais le consentement de Vladimir Poutine.
Suite au début du conflit en Ukraine et aux sanctions imposées par les pays occidentaux à la Russie, le gouvernement russe a mis en place une série de contre-mesures pour limiter la sortie des entreprises étrangères du pays. Ces mesures incluent les soi-disant « décrets de contre-sanction », qui régulent les transactions de sortie des entreprises des pays que la Russie considère comme hostiles, y compris les pays de l’UE, ainsi que la Croatie, les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada et le Japon. Pour la vente d’actions dans des entreprises russes, l’approbation préalable des autorités russes est désormais obligatoire, et ces transactions sont strictement surveillées par la Commission gouvernementale de contrôle des investissements étrangers.
Les règles incluent des conditions strictes. Les actifs tels que les actions ou les participations dans des entreprises ne peuvent être vendus qu’à un prix significativement réduit, qui doit désormais être d’au moins 60 pour cent de la valeur marchande. De plus, les entreprises doivent payer une soi-disant « taxe de sortie » d’au moins 35 pour cent de la valeur marchande, ce qui représente une augmentation significative par rapport aux conditions précédemment établies. Pour les transactions impliquant des actifs d’une valeur supérieure à 50 milliards de roubles (environ 480 millions de dollars au taux de change actuel), une approbation supplémentaire du président russe est requise, bien qu’il n’existe pas de procédures clairement définies pour de telles approbations.
