Le Maire de la Ville de Hvar Rikardo Novak a gagné contre le Conseil Municipal après que le Haut Tribunal Administratif (VUS) de la République de Croatie a annulé la Décision sur les Amendements à la Décision sur la Gestion des Sociétés Possédées par la Ville à la demande du Ministère de la Justice, de l’Administration et de la Transformation Numérique. Dans cette histoire, nous ne souhaitons pas prendre parti, mais il est évident qu’il existe des malentendus entre le maire (indépendant) et la majorité du Conseil Municipal, qui se compose de quatre représentants de HDZ et de SDP chacun, deux de MOST, et un de HSS, Mur vivant, et un représentant d’un groupe d’électeurs.
En effet, le Conseil Municipal a adopté une décision en juin 2022 qui limitait les pouvoirs du maire. Par cette décision, il était tenu de soumettre un consentement écrit du Conseil Municipal sous forme de décision, de conclusion ou d’instruction lorsqu’il prenait des actes dans les assemblées des sociétés dans lesquelles la Ville de Hvar détient des actions ou des intérêts commerciaux. Il en va de même pour ces sociétés dans lesquelles la Ville de Hvar détient tous les intérêts commerciaux. Pratiquement, le conseil a pris le droit de décider à la place du maire.
La Loi Mentionnée en Passant
Je ne suis pas familier avec les circonstances politiques locales là-bas, mais des nouvelles pouvaient être lues sur des portails que le maire de Hvar nommait des membres de sa famille à des postes de direction dans des entreprises locales, donc je suppose que c’était la raison pour laquelle la majorité du Conseil Municipal voulait limiter ses pouvoirs. Cependant, il semble que la Loi sur l’Autonomie Locale et Régionale (ZOLPRS) ne les soutienne pas, car elle n’a été mentionnée qu’en passant dans la décision de limiter les pouvoirs du maire.
Par conséquent, le Ministère de la Justice, de l’Administration et de la Transformation Numérique (en tant qu’organe d’appel de deuxième instance) a annulé une telle décision, qui a ensuite été confirmée par le VUS. En effet, le Ministère souligne que le maire a à juste titre suspendu son application en raison d’incohérences avec l’Article 48, Paragraphe 1, Point 6 du ZOLPRS. D’après le raisonnement d’une telle décision municipale, il ressort que la décision contestée du Conseil Municipal a violé l’Article 48 du ZOLPRS, car elle limite les pouvoirs du maire définis dans cette loi. Cette disposition du ZOLPRS stipule que le maire municipal, le maire de la ville ou le préfet du comté, entre autres, nomme et révoque les représentants de l’unité d’autonomie locale ou régionale dans les organes des institutions publiques, des sociétés commerciales et d’autres entités juridiques. Il en va de même dans le Statut de la ville. Cependant, comme je l’ai mentionné, le Conseil Municipal, en limitant les pouvoirs du maire, s’est référé au Statut de la ville et au Règlement Intérieur du Conseil Municipal, ainsi qu’au ZOLPRS, mais n’a fait référence à aucune de ses dispositions, ce qui est crucial dans cette histoire.
