Avec de nouvelles charges, mais sans allègement. Avec des coûts plus élevés, mais aussi avec de nouvelles obligations. Un tel cadeau de Nouvel An a été emballé par le gouvernement pour les entrepreneurs pour la nouvelle année, qui, à en juger par de nombreux changements juridiques, apportera de nouvelles augmentations de coûts. Une augmentation de 15,5 % du salaire minimum, l’abolition des exonérations de cotisations pour les jeunes employés, une augmentation des prix de l’électricité, et l’introduction d’une caution pour le rapatriement des travailleurs étrangers ne sont qu’une partie de la longue liste de nouvelles obligations et charges que l’année à venir apportera.
Chacune d’entre elles a tenté d’être adoucie par une petite carotte lancée, mais elle avait un goût amer car le bâton qui a suivi était en effet plus grand. Ainsi, par exemple, l’allègement fiscal annoncé par le biais de changements de taux d’imposition et une augmentation de la déduction personnelle de 200 millions d’euros ne semble pas du tout réconfortant lorsque, dans le même temps, la nouvelle réforme fiscale prend 385 millions d’euros au nom de l’exonération des cotisations pour les jeunes employés.
Il en va de même pour les travailleurs étrangers. À l’avenir, les permis de séjour et de travail seront délivrés pour trois ans, mais les employeurs devront fournir une garantie en espèces pour chaque travailleur d’un montant d’un salaire brut mensuel. Les subventions pour les sources d’énergie seront progressivement abolies, comme si l’augmentation progressive des prix cachait le fait que l’année dernière, nous étions parmi les quatre États membres de l’UE ayant la plus forte augmentation des prix de l’électricité pour l’économie sur une base annuelle (34 % par rapport à une moyenne de +4,4 % au niveau de l’UE).
