Un tribunal américain a statué cette semaine que Google avait violé les lois antitrust en dépensant des milliards de dollars pour sécuriser un monopole dans la recherche sur Internet. C’est la première grande victoire pour les autorités fédérales contre Big Tech.
Le jugement ouvre la voie à un second procès qui déterminera les remèdes possibles pour le problème causé par Google, l’un desquels est actuellement discuté est la séparation d’Alphabet, ce qui changerait certainement la publicité numérique que Google a dominée pendant des années. Le jugement a également donné le feu vert aux organismes antitrust américains agressifs qui poursuivent Big Tech, ces entreprises étant critiquées de tous bords politiques aux États-Unis.
– Le tribunal a conclu ce qui suit : Google est un monopole et a agi en tant que monopole pour maintenir sa position – a écrit le juge de Washington Amit Mehta, notant que Google contrôle environ 90 % du marché de la recherche sur Internet.
L’entreprise fera certainement appel de la décision du tribunal, et l’appel ira jusqu’à la Cour suprême des États-Unis, ce qui pourrait prolonger tout ce processus jusqu’à l’année prochaine ou même jusqu’en 2026.
Google a commenté la décision, déclarant que ‘ce jugement reconnaît que Google offre le meilleur moteur de recherche’, mais que la conclusion du jugement est que le moteur de recherche devrait être désactivé pour le grand public.
Le procureur général américain Merrick Garland a qualifié le jugement de ‘victoire historique pour le peuple américain’, soulignant qu’aucune entreprise, quelle que soit sa taille ou son influence, n’est au-dessus de la loi aux États-Unis.
La Maison Blanche a également commenté la décision. – Le jugement pour la concurrence sur le marché est une victoire pour le peuple américain. Les Américains méritent un Internet qui soit libre, équitable et ouvert à la concurrence – a commenté la porte-parole de la Maison Blanche Karine Jean-Pierre.
Le juge Mehta a pris la décision, entre autres, parce qu’il a noté que Google a payé 26,3 milliards de dollars rien qu’en 2021 pour s’assurer que son moteur de recherche soit défini par défaut sur les smartphones et les navigateurs web et pour maintenir sa part de marché dominante.
