Home / Finance / Organisations à but non lucratif : Fournir des services et vendre des biens contre paiement peut amener l’association dans le cercle des contribuables

Organisations à but non lucratif : Fournir des services et vendre des biens contre paiement peut amener l’association dans le cercle des contribuables

Les associations, fondations, chambres et autres organisations dont le but n’est pas de mener des activités économiques à but lucratif sont établies en vertu de lois spéciales. Leur objectif est de réaliser des activités pour le bien commun, soit pour l’ensemble de la communauté, soit pour un groupe spécifique d’individus et de personnes morales. Les plus nombreuses parmi elles sont les associations ; plus de soixante mille ont été établies, mais toutes ne sont pas actives. Les associations sont tenues de s’enregistrer dans le registre tenu par l’autorité étatique ou locale compétente, selon le domaine dans lequel l’association opère, et lors de l’enregistrement, elles acquièrent la personnalité juridique. En plus du registre tenu par l’autorité compétente, toutes sont tenues de s’enregistrer dans le Registre des organisations à but non lucratif tenu par le Ministère des Finances après leur création.

Les associations sont généralement financées par des cotisations et des dons. Bien que leur travail et leurs activités soient principalement axés sur le bien-être social général ou le bénéfice d’un groupe spécifique de membres, elles ne sont pas interdites de mener des activités économiques à condition que cela soit stipulé dans les statuts comme acte fondateur fondamental. La conduite d’activités économiques, c’est-à-dire la vente de biens et la fourniture de services contre rémunération, est souvent motivée par l’acquisition de sources de revenus pour financer la mission principale pour laquelle l’association a été créée. Cependant, fournir des services et vendre des biens contre paiement peut, par la loi, amener l’association dans le cercle des contribuables.

Lorsque la TVA est obligatoire

Si les livraisons que l’association facture aux clients au cours de l’année dépassent 40 000 euros, l’association devient un contribuable de la TVA par la loi. Elle est tenue, à partir du premier jour du mois suivant celui au cours duquel le seuil de TVA prescrit est atteint, de s’enregistrer dans le registre des contribuables de la TVA et de facturer la TVA sur ses livraisons émises au taux prescrit de 25, 13 ou cinq pour cent. L’entrée dans le cercle des contribuables de la TVA implique également le droit de déduire la TVA d’entrée sur les achats, mais uniquement ceux liés à l’activité imposable de l’association.

Selon le revenu annuel, l’association peut être un contribuable de la TVA mensuel ou trimestriel et, durant ces périodes, soumettre le formulaire de TVA à l’Administration fiscale avec des données sur la TVA facturée et la TVA d’entrée utilisée. Si son revenu annuel provenant de livraisons imposables s’élève à jusqu’à deux millions d’euros, elle peut choisir de calculer la TVA sur la base des factures reçues ou émises. Le formulaire de TVA est soumis dans le système eTax.

Lorsque l’impôt sur les sociétés s’applique

En ce qui concerne l’impôt sur les sociétés, il n’y a pas de seuil prescrit qui serait pertinent pour déterminer si l’association est devenue un contribuable de l’impôt sur les sociétés en raison de l’étendue de son activité économique. Les réglementations sur l’impôt sur les sociétés stipulent l’obligation pour l’association de notifier le service de l’Administration fiscale responsable dans les huit jours suivant la première livraison qu’elle effectue contre paiement. Sur la base des informations collectées, elle évaluera si la fourniture de certains services et/ou la vente de biens par l’association, selon leur portée et leur nature d’activité, affecte la concurrence sur le marché et, en fonction de cela, la déclarera contribuable de l’impôt sur les sociétés.

Si cela se produit, l’association recevra une décision contre laquelle un appel est autorisé. L’Administration fiscale peut également déclarer une association contribuable de l’impôt sur les sociétés de sa propre initiative. Une telle proposition peut également être soumise par un tiers pour empêcher l’association de s’engager dans une concurrence déloyale. Si elle devient contribuable de l’impôt sur les sociétés, l’association est tenue, pour chaque année fiscale, de déterminer sa responsabilité fiscale comme la différence entre les revenus provenant de l’activité économique et les dépenses liées à l’acquisition de ces revenus.

Trois façons de payer

À cet égard, elle peut payer l’impôt sur les sociétés de l’une des trois manières : sur la base du bénéfice déterminé sur la base des revenus et des dépenses réalisés, sur la base du bénéfice déterminé sur la base des revenus reçus et des dépenses payées, ou en un montant forfaitaire. Le paiement forfaitaire de l’impôt sur les sociétés n’est possible que si l’organisation à but non lucratif génère un revenu annuel allant jusqu’à un million d’euros provenant d’activités économiques, le montant de l’impôt dépendant du montant des revenus. Aux fins du paiement forfaitaire de l’impôt sur les sociétés, le législateur a déterminé huit classes de paiement, allant d’un revenu annuel de 40 000 euros à un million d’euros. Le taux de l’impôt sur les sociétés est de dix pour cent. Les organisations à but non lucratif sont interdites de distribuer le bénéfice net généré par la conduite d’activités économiques, c’est-à-dire le bénéfice après le paiement de l’impôt sur les sociétés, à leurs membres. Selon la Loi sur les opérations financières des organisations à but non lucratif, elles sont tenues d’utiliser le bénéfice généré pour les fins pour lesquelles les organisations ont été établies.

En entrant dans le système de TVA, l’organisation à but non lucratif ne devient pas un contribuable de la fiscalisation, mais si elle est devenue un contribuable de l’impôt sur les sociétés selon la décision de l’Administration fiscale ou sa propre décision, elle devient automatiquement un contribuable de la fiscalisation par la loi. Dans ce cas, le processus de fiscalisation n’est effectué que pour les factures sortantes qui sont réglées en espèces et par cartes de crédit.

Étiquetté :