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La Cour constitutionnelle annule la disposition limitant le marché

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sud, ustavni sud / Image by: foto

La Cour constitutionnelle a annulé l’article 62, paragraphe 4 de la loi sur la protection des animaux concernant le soin et la gestion des animaux abandonnés. Au départ, j’étais intrigué de savoir pourquoi la Cour constitutionnelle discutait même d’une telle loi, puis je me suis intéressé au sujet de la décision elle-même.

Il s’agit de la liberté de la concurrence sur le marché garantie par la Constitution. La demande de révision de constitutionnalité a été soumise par la société AS-EKO de Šibenik, qui possède un refuge pour animaux dans le comté de Šibenik-Knin mais n’en a pas dans le comté de Split-Dalmatie, raison pour laquelle elle ne peut pas obtenir de contrat pour le soin et la gestion des animaux abandonnés dans ce dernier en raison de l’article 62, paragraphe 4.

Ainsi, l’article 62 contesté stipule que la collecte des animaux abandonnés ou perdus est organisée et financée par les unités de gouvernement local (UGL) et qu’elles doivent établir au moins un refuge avec au moins 50 places d’hébergement pour les animaux dans leur zone. Ensuite, le paragraphe 4 stipule que les UGL peuvent conclure un contrat pour la collecte et la gestion des animaux abandonnés avec une entreprise, mais seulement si elle a organisé un hébergement dans la zone de cette UGL.

Droits égaux uniquement pour les locaux

AS-EKO estime que les entreprises sans un tel refuge dans la zone de l’UGL ne peuvent pas conclure de contrat car cela serait contraire à l’article 62 contesté, paragraphe 4, qui discrimine potentiellement de meilleurs et de plus qualifiés prestataires de services. Elle cite l’exemple qu’une personne physique ou morale basée dans le comté de Šibenik-Knin ne peut pas réussir à un appel d’offres annoncé dans le comté de Split-Dalmatie car il n’y a pas de refuge là-bas, même si elle fournit un service de soin des animaux plus proche, plus rapide, de meilleure qualité et financièrement plus favorable. De cette manière, les entrepreneurs locaux sont favorisés car le prix et la qualité du service ne sont pas importants, et les droits et libertés entrepreneuriaux, ou le statut légal égal sur le marché garanti par l’article 49, paragraphes 1 et 2 de la Constitution, sont mis en péril. En effet, l’article contesté garantit uniquement un statut légal égal dans la zone d’une UGL spécifique, tandis que l’égalité des entrepreneurs devrait être garantie dans tout le pays. De plus, dans la pratique, les animaux reçoivent des soins de moindre qualité, et les UGL subissent des dommages financiers car elles ne peuvent pas choisir une offre plus financièrement favorable.

Dans la réponse du ministère de l’Agriculture à ces allégations, il est indiqué que la disposition mentionnée n’empêche pas les UGL de conclure des contrats avec n’importe quel prestataire de services, qui n’a pas nécessairement à être de leur zone. Il est également précisé que le service de collecte et de gestion des animaux abandonnés et perdus est également soumis à la loi sur les marchés publics, et tous les principes de passation de marchés publics, en particulier les principes d’égalité de traitement et d’interdiction de discrimination, s’appliquent à ce service puisqu’ils découlent du traité sur le fonctionnement de l’UE et sont donc légalement supérieurs aux dispositions de la loi sur la protection des animaux. L’article 62, paragraphe 1 prescrit l’obligation d’organiser et de financer la collecte des animaux abandonnés ou perdus par les unités de gouvernement local, et le paragraphe 2 stipule l’obligation d’avoir au moins un refuge dans la zone de l’unité d’auto-gouvernement régional.

Il existe d’autres solutions

La Cour constitutionnelle a cependant statué en faveur de la société AS-EKO, considérant que les personnes juridiques ou physiques sans refuge pour animaux dans la zone d’une certaine UGL ne peuvent pas conclure de contrat avec cette unité de gouvernement local. Cela signifie que le législateur a imposé une restriction territoriale dans les zones des UGL, ce qui contredit les affirmations du ministère de l’Agriculture, et donc l’article 62, paragraphe 4 est inconstitutionnel.

J’oserais proposer une solution au problème : l’obligation qu’une entreprise s’occupant des animaux dans la zone d’une certaine UGL doit également avoir un refuge là-bas devrait être abolie. Qu’il reste un minimum de 50 places pour les animaux de chaque UGL, et où ces places seront n’est pas si important. Par exemple, si une entreprise a cent places dans une zone, elle peut également accepter des animaux d’une autre zone. Ou les UGL devraient être autorisées à signer de tels contrats simultanément avec plusieurs entreprises. Des solutions existent certainement.

POST SCRIPTUM

Le législateur a prévu qui peut établir un refuge (article 61). Une possibilité est qu’il peut s’agir d’une personne physique ou morale (paragraphe 1), mais si le refuge n’est pas établi par les organisations mentionnées, le paragraphe 2 prescrit qu’une ou plusieurs unités de gouvernement local ou la ville de Zagreb doivent établir le refuge. De plus, le paragraphe 3 attribue cette obligation à l’unité d’auto-gouvernement régional si l’unité de gouvernement local ne parvient pas à remplir l’obligation imposée dans sa zone. Ainsi, notre proposition va dans le sens des UGL car dans une situation possible où personne ne répond à l’appel d’offres (selon l’article annulé 62, paragraphe 4), en abolissant cet article, les entreprises d’autres UGL peuvent les soulager de l’obligation d’organiser elles-mêmes l’hébergement des animaux. Alors pourquoi ne pas leur faciliter la tâche ?!

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