La Commission européenne a injustement refusé au public un accès ‘plus large’ aux contrats d’achat de vaccins COVID et n’a pas fourni de preuves convaincantes que cela ‘nuirait’ aux intérêts commerciaux des entreprises, a statué le Tribunal général de l’UE mercredi.
Au plus fort de la pandémie en 2022 et 2021, la Commission européenne a signé une série de contrats de grande valeur avec un groupe d’entreprises pharmaceutiques pour l’achat de vaccins COVID.
Des membres du Parlement européen et un groupe de citoyens ont demandé l’accès aux contrats en 2021 pour examiner les termes et conditions. La Commission a fourni seulement un accès partiel à des documents publiés en ligne dans des versions expurgées, incitant les représentants et les citoyens à demander l’annulation des décisions de Bruxelles auprès du Tribunal général de l’UE.
Les États membres de l’UE, les institutions européennes et les citoyens peuvent, sous certaines conditions, demander l’annulation de décisions, à condition de soumettre des preuves valides.
Mercredi, le tribunal a accepté la demande d’un groupe de parlementaires et de citoyens et a annulé les décisions de la Commission qui avaient ‘indûment’ refusé l’accès.
Les États membres de l’UE ont convenu que les clauses compensant les entreprises pour les risques associés à la courte période de développement des vaccins relèvent du ‘domaine public’, ont déterminé les juges.
La Commission n’a pas prouvé que l’accès ‘plus large’ à ces clauses nuirait aux intérêts commerciaux des entreprises, indique le jugement.
Bruxelles n’a pas non plus suffisamment expliqué comment l’accès aux définitions de ‘conduite négligente’ et ‘efforts maximum, dans des limites raisonnables’ dans certains contrats nuirait aux intérêts commerciaux des entreprises, ont-ils souligné.
Selon le jugement, la Commission aurait également dû garantir un accès plus large aux déclarations des membres de l’équipe de négociation des vaccins de la CE indiquant qu’ils n’étaient pas en conflit d’intérêts.
Les plaignants ont démontré de manière convaincante que la divulgation des données personnelles des membres de l’équipe est un ‘intérêt public’, indique le jugement.
