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Sécurité sociale : Avant de commencer à travailler dans un autre État membre de l’UE, demandez le certificat A1 de votre pays d’origine

Avec les nouvelles réglementations, l’UE vise à harmoniser les systèmes de sécurité sociale des États membres concernant les contributions pour les pensions et l’assurance maladie, dans laquelle le certificat A1 joue le rôle le plus significatif car il sert de preuve qu’une personne temporairement employée dans un autre État membre est toujours couverte par la sécurité sociale de son pays d’origine. Cependant, la demande n’est pas encore uniforme, ce qui entraîne des problèmes.

Opérer en dehors des frontières du pays d’origine entraîne des défis administratifs et juridiques, tant pour les entreprises que pour les directeurs gérant ces entreprises. L’un des défis est l’obligation de payer des contributions pour les pensions et l’assurance maladie. Pour contribuer à la réalisation du principe de libre circulation des travailleurs, l’un des principes fondamentaux de l’Union européenne, et pour faciliter les affaires au sein de l’UE, le Parlement européen a adopté le Règlement (CE) n° 883/2004 du 29 avril 2004, relatif à la coordination des systèmes de sécurité sociale et le Règlement n° 987/2009 du 16 septembre 2009, qui établit la procédure de mise en œuvre du Règlement (CE) n° 883/2004. Ces règlements, en tant que partie de l’acquis juridique de l’UE, régulent directement le domaine des pensions et de l’assurance maladie en République de Croatie. Ils visent à harmoniser les systèmes de sécurité sociale des États membres concernant les contributions pour les pensions et l’assurance maladie, dans laquelle le certificat A1 joue le rôle le plus significatif.

Pourquoi c’est utile

Le certificat A1 est un document officiel valable dans toute l’Union européenne, l’Espace économique européen (Islande, Liechtenstein et Norvège) et la Suisse. Il contient des données sur la législation applicable à la personne concernant l’obligation de payer des contributions pour les pensions et l’assurance maladie. Il sert de preuve qu’une personne temporairement employée dans un autre État membre est toujours couverte par la sécurité sociale de son pays d’origine, où elle est assurée pour la santé et la pension. Par exemple, si un citoyen croate est envoyé pour un travail temporaire en France pour effectuer une tâche, ce certificat prouvera que le travailleur est toujours assuré en République de Croatie, ce qui signifie qu’il ne sera pas obligé de payer des contributions sociales en France.

Les règlements ont également une application significative pour les membres de la direction et les directeurs exécutifs des entreprises qui sont, selon l’article 12 de la Loi sur l’assurance pension, obligatoirement assurés en République de Croatie, à moins qu’ils ne soient obligatoirement assurés sur une autre base et sauf disposition contraire des règlements spéciaux. Par conséquent, ces personnes, lorsqu’elles acquièrent le statut de personne assurée en vertu de cette disposition, en présentant le certificat A1 valable pour la période d’assurance obligatoire, sont exemptées de l’obligation de payer des contributions pour les pensions et l’assurance maladie en République de Croatie.

Accident d’un membre de la direction

Dans la pratique, des difficultés sont survenues dans l’application des règlements, principalement en raison des actions différentes des autorités compétentes des États membres dans l’émission du certificat. Dans un exemple pratique, un citoyen allemand qui était une personne assurée en vertu de l’assurance pension en Allemagne a été nommé membre de la direction d’une entreprise basée en République de Croatie. En conséquence, sur la base de la disposition de l’article 12 de la Loi sur l’assurance pension, son statut de personne assurée en République de Croatie a été reconnu par une décision de l’autorité compétente émise quatre ans après sa nomination, et il a été ordonné de payer des contributions pour les pensions et l’assurance maladie pour la période de quatre ans précédente. Pour éviter l’obligation de payer des contributions, la personne obligée aurait pu soumettre le certificat A1 confirmant qu’elle était assurée en Allemagne pendant cette période. Étant donné qu’il n’existe pas de pratique en Allemagne d’émission de ce certificat pour la période précédente, mais seulement avec effet pro futuro, la personne assurée, pour éviter l’obligation de payer des contributions dans deux États, devait demander le certificat avant d’être nommée membre de la direction, ce qu’elle n’a pas réussi à faire dans ce cas.

D’autre part, un citoyen belge dans la même situation a réussi à obtenir un certificat pour la période précédente d’assurance auprès des autorités compétentes sans difficultés, se libérant ainsi de l’obligation de paiements de contributions doubles. Ainsi, l’Allemagne a placé ses citoyens dans une position moins favorable par rapport aux citoyens d’autres États membres, comme la Belgique.

Il est nécessaire de demander à temps

Bien que la question de la sécurité sociale soit régulée par des règlements directement applicables qui laissent peu de place aux États membres pour des interprétations différentes dans l’application des règles prescrites, l’exemple susmentionné montre comment les différences dans les actions des autorités responsables des États membres peuvent causer des inégalités parmi les citoyens de l’Union européenne.

Pour éviter des situations similaires, l’attention devrait désormais être dirigée vers l’harmonisation des actions des États membres pour garantir l’égalité et prévenir les conflits de règlements qui pourraient affecter négativement les droits sociaux. De plus, une meilleure coopération et communication entre les autorités compétentes des États membres dans l’échange mutuel d’informations pour la réalisation des droits sociaux contribueraient certainement à atteindre l’égalité et à libérer davantage le marché des barrières administratives inutiles imposées aux entrepreneurs. Jusqu’à ce que la pratique soit unifiée, il est recommandé de demander l’émission du certificat A1 du pays d’origine avant de commencer des affaires dans un autre État membre.

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