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Pourquoi la société municipale est-elle impliquée dans la location de chaises longues ?!

<p>Plaža Zlatni Rat, Brač</p>
Plaža Zlatni Rat, Brač / Image by: foto Shutterstock

Si je comprends bien l’engagement de notre pays envers la concurrence sur le marché, cela signifierait permettre aux entrepreneurs de créer leur propre entreprise. Si l’État doit participer à cette concurrence par le biais de ses entreprises, alors il devrait le faire là où nous avons un intérêt stratégique, comme l’énergie, etc. Cela s’applique également au gouvernement local, responsable des services municipaux, qui est l’intérêt de la communauté locale. Cependant, un tel intérêt, ou devrions-nous dire, est-ce une décision stratégiquement importante pour le gouvernement local de déclarer la location de chaises longues sur la plage comme une activité municipale ?

C’est exactement ce que les pères de la ville de la municipalité de Lopar ont fait lorsque le conseil local a élargi la précédente Décision sur les Activités Municipales (de 2019) en déclarant le nettoyage des toilettes publiques, des douches publiques, des urinoirs et des toilettes chimiques, l’entretien et le nettoyage des plages (ce qui est bien), mais aussi le service d’utilisation de chaises longues, d’ombrelles et de casiers de sécurité – coffres-forts. Cette décision a été annulée par le Tribunal Administratif Supérieur (HAC), mais pas en raison de sa (non)justifiabilité dans la Loi sur l’Économie Municipale, mais parce qu’une discussion publique n’a pas été menée avant son adoption (une raison courante pour l’annulation de diverses décisions par les autorités locales).

Opinion du Ministère

Mais laissons cela de côté, revenons à l’essence de la question, comme diraient les avocats. Le propriétaire d’un établissement de restauration à Lopar qui louait à la fois des chaises longues et des ombrelles a demandé au HAC d’évaluer la légalité de la décision des pères de la ville, la considérant contraire à la Loi sur l’Économie Municipale (LME). Cette loi définit l’activité municipale et précise ce qui y est inclus, et elle n’inclut pas l’activité de location de chaises longues et d’ombrelles. Et en effet, la LME ne mentionne pas la location de chaises longues… Cependant, la municipalité de Lopar s’est référée à l’Article 26 de la LME, qui stipule que l’organe représentatif de l’unité d’autonomie locale est autorisé, en plus des activités définies comme municipales par les Articles 22 et 24 de la LME, à désigner une autre activité comme municipale. Cela est prescrit par l’Article 26 de la LME. Il est en effet indiqué que l’organe représentatif de l’unité d’autonomie locale peut déterminer par décision une autre activité considérée comme municipale, et parmi elles peut être (paragraphe 3) une de ‘caractère principalement service’. Le Ministère de l’Aménagement du Territoire, de la Construction et des Biens d’État a également exprimé son opinion à ce sujet, à laquelle la municipalité de Lopar s’est référée. En effet, la municipalité a demandé l’avis du Ministère sur la justification et la base légale pour élargir les activités municipales afin de répondre aux besoins d’importance vitale pour la population locale avant de prendre la décision. Le Ministère a explicitement confirmé la base légale pour déclarer les activités de nettoyage des toilettes publiques, des douches publiques, des urinoirs et des toilettes chimiques, d’entretien et de nettoyage des plages, et des services d’utilisation de chaises longues, d’ombrelles et de casiers de sécurité (coffres-forts) comme des activités municipales. Cela signifie que la décision contestée est entièrement conforme au cadre législatif en vigueur.

Une autre opportunité

Ainsi, si la municipalité de Lopar avait seulement suivi la procédure avant de prendre la décision, le HAC aurait sans aucun doute rejeté la demande du propriétaire de l’établissement de restauration selon laquelle elle était illégale. Bien que son contenu soit conforme à la LME, cela ne signifie pas qu’une telle décision de la municipalité de Lopar soit bonne, surtout puisque la loi stipule que les activités municipales peuvent être élargies à celles dont la communauté locale bénéficie. Je me demande quel bénéfice la communauté locale a de la municipalité, ou plutôt de sa société (probablement municipale), s’engageant dans l’émission de chaises longues, d’ombrelles et de diverses choses aux touristes. Cela étouffe l’initiative privée car la société municipale va inutilement entrer dans un secteur qui n’est pas son cœur de métier et devra dépenser ses ressources humaines et organisationnelles à cette fin. Il serait beaucoup mieux qu’elle se soit seulement limitée à l’émission de concessions, et que des particuliers puissent rivaliser sur le marché.

POST SCRIPTUM

La municipalité de Lopar était obligée d’agir conformément à l’Article 11 de la Loi sur le Droit d’Accès à l’Information (ZPAI), c’est-à-dire que la décision d’élargir l’activité municipale à la location de chaises longues et d’ombrelles aurait d’abord dû être envoyée pour discussion publique, estime le restaurateur. Bien qu’elle ait répondu lors de l’audience aux affirmations du restaurateur selon lesquelles la décision était contraire à la Loi sur l’Économie Municipale, elle n’a pas envoyé un mot concernant les affirmations liées au ZPAI. Elle n’a probablement pas répondu parce qu’elle n’avait pas d’argument, mais le silence à ce sujet a été crucial pour que le HAC annule la décision municipale car la procédure n’a pas été suivie. Ainsi, les pères de la ville ont eu l’occasion de réfléchir à la nécessité de prendre une telle décision.

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