Si je comprends bien l’engagement de notre pays envers la concurrence sur le marché, cela signifierait permettre aux entrepreneurs de créer leur propre entreprise. Si l’État doit participer à cette concurrence par le biais de ses entreprises, alors il devrait le faire là où nous avons un intérêt stratégique, comme l’énergie, etc. Cela s’applique également au gouvernement local, responsable des services municipaux, qui est l’intérêt de la communauté locale. Cependant, un tel intérêt, ou devrions-nous dire, est-ce une décision stratégiquement importante pour le gouvernement local de déclarer la location de chaises longues sur la plage comme une activité municipale ?
C’est exactement ce que les pères de la ville de la municipalité de Lopar ont fait lorsque le conseil local a élargi la précédente Décision sur les Activités Municipales (de 2019) en déclarant le nettoyage des toilettes publiques, des douches publiques, des urinoirs et des toilettes chimiques, l’entretien et le nettoyage des plages (ce qui est bien), mais aussi le service d’utilisation de chaises longues, d’ombrelles et de casiers de sécurité – coffres-forts. Cette décision a été annulée par le Tribunal Administratif Supérieur (HAC), mais pas en raison de sa (non)justifiabilité dans la Loi sur l’Économie Municipale, mais parce qu’une discussion publique n’a pas été menée avant son adoption (une raison courante pour l’annulation de diverses décisions par les autorités locales).
Opinion du Ministère
Mais laissons cela de côté, revenons à l’essence de la question, comme diraient les avocats. Le propriétaire d’un établissement de restauration à Lopar qui louait à la fois des chaises longues et des ombrelles a demandé au HAC d’évaluer la légalité de la décision des pères de la ville, la considérant contraire à la Loi sur l’Économie Municipale (LME). Cette loi définit l’activité municipale et précise ce qui y est inclus, et elle n’inclut pas l’activité de location de chaises longues et d’ombrelles. Et en effet, la LME ne mentionne pas la location de chaises longues… Cependant, la municipalité de Lopar s’est référée à l’Article 26 de la LME, qui stipule que l’organe représentatif de l’unité d’autonomie locale est autorisé, en plus des activités définies comme municipales par les Articles 22 et 24 de la LME, à désigner une autre activité comme municipale. Cela est prescrit par l’Article 26 de la LME. Il est en effet indiqué que l’organe représentatif de l’unité d’autonomie locale peut déterminer par décision une autre activité considérée comme municipale, et parmi elles peut être (paragraphe 3) une de ‘caractère principalement service’. Le Ministère de l’Aménagement du Territoire, de la Construction et des Biens d’État a également exprimé son opinion à ce sujet, à laquelle la municipalité de Lopar s’est référée. En effet, la municipalité a demandé l’avis du Ministère sur la justification et la base légale pour élargir les activités municipales afin de répondre aux besoins d’importance vitale pour la population locale avant de prendre la décision. Le Ministère a explicitement confirmé la base légale pour déclarer les activités de nettoyage des toilettes publiques, des douches publiques, des urinoirs et des toilettes chimiques, d’entretien et de nettoyage des plages, et des services d’utilisation de chaises longues, d’ombrelles et de casiers de sécurité (coffres-forts) comme des activités municipales. Cela signifie que la décision contestée est entièrement conforme au cadre législatif en vigueur.
