Au moins 60 millions d’euros de plus pourraient affluer dans les budgets locaux si la taxe sur les maisons de vacances était diligentement collectée, mais cette taxe n’est facturée que pour chaque quatrième propriété de ce type. Cela découle de la comparaison de la taxe collectée sur les maisons de vacances et du nombre de propriétés vacantes en Croatie, qui, selon la définition de l’Administration fiscale, sont considérées comme des maisons de vacances puisqu’elles ne sont utilisées que de manière occasionnelle.
En 2022, 21,7 millions d’euros ont été collectés grâce à la taxe sur les maisons de vacances en Croatie, et un calcul approximatif montre que cette taxe pourrait générer au moins 84 millions d’euros par an (pour 600 000 propriétés vacantes, qui sont estimées exister en Croatie, et qui sont utilisées occasionnellement, avec une taxe annuelle moyenne de 2 euros par mètre carré et une estimation conservatrice de la taille moyenne de la propriété de 70 mètres carrés).
Bien qu’il s’agisse d’une taxe relativement faible, sa collecte est extrêmement faible en raison du fait que les propriétaires de biens sont censés se déclarer volontairement pour son paiement. Par conséquent, si le propriétaire ne se déclare pas pour le paiement de la taxe, il doit être prouvé que la propriété est utilisée uniquement de manière occasionnelle. Étant donné que pour la plupart des gouvernements locaux, cette taxe ne représente pas un revenu significatif, la plupart d’entre eux ne se sont pas sérieusement engagés dans un travail de ‘détective’ et à enquêter sur l’utilisation occasionnelle ou non de la propriété.
D’autre part, il devrait être relativement simple d’évaluer cette taxe pour les étrangers qui possèdent des biens en Croatie (estimés à 300 000 de ces propriétés) et qui n’y vivent pas. Selon l’interprétation de l’Administration fiscale, la taxe sur les maisons de vacances devrait également être payée par tous les locataires d’appartements (puisqu’ils sont utilisés saisonnièrement, c’est-à-dire occasionnellement, et non de manière permanente), ainsi que par toutes les entreprises et les particuliers qui ont des propriétés vacantes, c’est-à-dire qui les utilisent uniquement de manière occasionnelle.
Tout repose sur le contribuable
Quels outils les collectivités locales peuvent-elles utiliser pour améliorer la collecte de cette taxe ? Peuvent-elles faire correspondre les données de résidence avec la propriété, utiliser une base de données de locataires saisonniers, ou vérifier les données de consommation d’eau ou d’électricité ? Nous avons cherché la réponse à cette question auprès de l’Administration fiscale, qui collecte la taxe sur les maisons de vacances pour 293 municipalités/villes.
