Les amendements de cette année à la Loi sur le Travail ont réglementé que le salaire se compose d’un salaire de base, de suppléments et d’autres revenus. Les suppléments incluent désormais ceux qui sont obtenus en fonction des résultats, par exemple, des primes. Cependant, cela n’est pas aligné avec la Loi sur le Salaire Minimum, donc maintenant la partie variable est incluse dans le montant du salaire minimum.
L’un des sujets clés attirant l’attention dans le secteur des affaires est le salaire minimum, qui, en plus de sa fonction sociale-protectrice, est également considéré comme l’un des principaux indicateurs de la performance économique du pays. Les derniers amendements à la Loi sur le Travail ouvrent de nouvelles opportunités, potentiellement imprévues, pour compromettre les droits des travailleurs. Nous avons déjà été témoins des conséquences négatives que les erreurs législatives liées aux salaires minimums ont eues sur les droits des travailleurs dans un passé récent.
En effet, l’adoption de la Loi sur le Salaire Minimum en 2013 (NN 39/13) a eu des effets non intentionnels. Étant donné que la structure du salaire minimum n’était pas claire dans la définition légale à l’époque, les employeurs incluaient souvent divers suppléments dans le montant du salaire minimum. Cette pratique a causé des irrégularités dans les paiements et de la discrimination à l’encontre des travailleurs qui, indépendamment des conditions de travail, recevaient le même montant de salaire. Il a fallu des années pour rectifier cette erreur, et les amendements de 2018 (NN 130/17) ont explicitement établi que les augmentations de salaires dues aux heures supplémentaires, au travail de nuit et au travail les dimanches, jours fériés ou tout autre jour désigné par la loi comme jour non travaillé ne comptent pas dans le salaire minimum. Cela a garanti que les travailleurs ayant un revenu minimum ne soient pas privés des augmentations garanties par la Loi sur le Travail.
Le Même Problème Encore
Une décennie plus tard, un problème similaire a émergé. Les amendements à la Loi sur le Travail de 2023 (NN 64/23) ont réglementé que le salaire se compose d’un salaire de base, de suppléments et d’autres revenus. Le législateur a inclus dans les suppléments auxquels un travailleur peut revendiquer des droits ceux qui sont obtenus en fonction des résultats et de la performance au travail, tels que les primes. Bien qu’il soit positif qu’il ait enfin accepté que les primes jouent un rôle clé dans la motivation des employés et la récompense des résultats exceptionnels dans un environnement commercial moderne, le législateur n’a pas réussi à aligner ces amendements législatifs avec les lois connexes. Lorsque nous examinons les nouveaux amendements à travers le prisme de la Loi sur le Salaire Minimum actuelle (NN 120/21), il est clair pourquoi ils suscitent des inquiétudes parmi les travailleurs. Les employeurs ont la possibilité de réduire le salaire de base sous le prétexte d’augmenter les suppléments pour les résultats au travail, ce qui peut entraîner une diminution des revenus pour un grand nombre de travailleurs.
