La semaine dernière, le programme préélectoral principal, bien que non officiel, du HDZ a été présenté – la Proposition de Budget de l’État pour 2024. Andrej Plenković se lance dans les élections avec un soutien puissant de 32,6 milliards d’euros, qui est prévu d’être dépensé dans la prochaine année électorale, soit une augmentation de 11,2 %. Le chiffre le plus indicatif est de 5,2 milliards d’euros, qui est alloué aux salaires dans le secteur public et d’État. C’est une augmentation de 1,3 milliard, soit pas moins de 32,2 % ! Ce sera le plus beau cadeau de Noël pour une armée d’environ 240 000 employés, ou pour deux à trois fois plus d’électeurs de ménages dont les salaires augmenteront en moyenne de presque un tiers l’année prochaine.
Répercussions des augmentations de salaire pour les entreprises privées
Les salaires ont augmenté plus rapidement sous l’égide de l’État même en période d’inflation à deux chiffres, donc cette annonce aura des répercussions encore plus sérieuses pour les entrepreneurs. Sur la base du salaire brut moyen d’août (1614 euros), une augmentation de 32,2 % se traduit par un coût mensuel supplémentaire de 526 euros, et un coût annuel de 6312 euros par employé. C’est plus que le bénéfice brut par employé pour pas moins de 216 des 1000 plus grandes entreprises, ainsi que pour 83 autres qui ont déclaré des pertes. Ceux qui peuvent supporter cela essaieront certainement de compenser le manque à gagner ailleurs, très probablement du côté du développement, dans les investissements, donc il pourrait arriver que le cadeau préélectoral de Plenković déclenche des répercussions négatives à long terme pour l’économie croate.
Il y a, bien sûr, aussi le coup de pouce de l’UE de 2,7 milliards d’euros, que le gouvernement n’a même pas mentionné dans sa présentation budgétaire, mais a incorporé chaque centime dans les revenus pour 2024.
Le budget 2024 a révélé un autre atout préélectoral qui ravira tous les acheteurs et vendeurs potentiels d’appartements, ainsi que l’ensemble du secteur de la construction et de l’immobilier. En effet, les subventions pour les prêts APN, qui selon les réglementations actuelles durent jusqu’à cette année, seront prolongées. Le budget alloue 46,5 millions d’euros à cet effet, avec une explication que des changements législatifs sont déjà en cours pour le permettre. Juste au moment où il y avait des indications que la bulle immobilière avait cessé de gonfler, un nouveau tour de subventions sera à nouveau utilisé comme une nouvelle pompe pour les prix au mètre carré.
Le ministère de l’Économie a le plus souffert
D’après les annonces préélectorales, il est maintenant clair que la construction de routes rapides restera des promesses, car seulement 68,6 millions d’euros ont été sécurisés pour cela, soit seulement 3,4 % de plus que cette année, tandis qu’un véritable boom peut être attendu en 2025, lorsque près du double de ce montant – 131 millions d’euros – sera dépensé. Il est également incertain de savoir ce qui se passera avec les péages sur les autoroutes. En effet, HAC a annoncé qu’à la fin de 2024, il passera à la collecte électronique des péages, mais ne prévoit pas de réduire les dépenses des employés avant 2026.
Avec chaque budget, les ministres semblent rivaliser pour savoir qui recevra le plus. Dans ce contexte, le ministère du Tourisme et des Sports a fait le meilleur lobbying, recevant 85 % de plus d’argent pour ses opérations que cette année, tandis que le ministère de l’Économie a enregistré la plus grande baisse, perdant 25 % de l’allocation de cette année. Cependant, les changements dans le financement des ministères ne correspondent pas toujours à l’état de l’ensemble du secteur. Ainsi, le ministère de la Santé a reçu 15 % de plus d’argent, mais l’ensemble du secteur a reçu 42 % de plus. La différence réside dans les 22 établissements hospitaliers que l’État prendra en charge à partir de l’année prochaine, qui coûtent environ un milliard d’euros par an.
Indices incorrects
Les documents budgétaires seront encore ajustés jusqu’à leur adoption au Parlement. Ainsi, des données incorrectes dans le tableau montrant les dépenses par classification fonctionnelle seront probablement corrigées. Par exemple, pour la protection de l’environnement en 2024, 173 millions d’euros sont prévus, ce qui est presque la moitié des 339 millions de cette année, pourtant le document indique un indice de 131, soit une augmentation de 31 %. Tous les indices dans cette colonne sont incorrects.
