La Croatie enregistre la cinquième plus grande baisse de la dette publique parmi les États membres de l’UE. En effet, la part de la dette publique de la Croatie dans le PIB a chuté au deuxième trimestre de près de six points de pourcentage pour atteindre 66,5 % du PIB, par rapport à la même période en 2022.
Cela est dû à une forte croissance nominale du PIB (environ 13,5 %), résultant d’une forte inflation, d’une reprise généreuse en matière de fiscalité dans le secteur du tourisme et d’un fort afflux de fonds de l’UE, malgré une augmentation significative de la masse salariale, l’indexation des retraites et des prestations sociales, ainsi qu’une augmentation des coûts d’intérêt, indique l’analyse macroéconomique hebdomadaire de l’Association des employeurs croates signée par leur économiste en chef Hrvoje Stojić.
Sur une base cumulative au cours des quatre derniers trimestres, la Croatie se trouve à la fin du deuxième trimestre de cette année dans une zone de très faible déficit budgétaire (-0,4 % du PIB), se classant parmi les sept meilleurs États membres de l’UE.
L’année dernière, la Croatie a enregistré un excédent de 0,4 % du PIB, tandis que cette année, nous prévoyons un léger déficit de 0,5 % du PIB en raison des effets de la mise en œuvre complète des accords collectifs et des nouveaux transferts anti-inflation à la population. En 2024, le déficit augmentera à deux pour cent du PIB en raison de l’affaiblissement de la forte croissance des recettes fiscales et de l’impact d’une année électorale super sur les tendances des dépenses budgétaires.
La bonne nouvelle est que la dette publique reste sur une trajectoire descendante vers une part de 60 % du PIB en 2024. Pour mémoire, par rapport au ‘maximum’ pandémique, notre dette publique sera réduite de près d’un tiers en 2024, ce qui est l’un des meilleurs résultats parmi tous les États membres de l’UE.
La Croatie est l’un des rares pays de la région CEE qui améliorent les indicateurs en matière de finances publiques et l’un des trois seuls qui ne seront pas confrontés à l’entrée dans des procédures de déficit excessif l’année prochaine.
Tendances dans les Finances Publiques ‘à désirer’
La baisse de la part de la dette publique et le faible déficit budgétaire peuvent être ralentis ou menacés par une croissance économique plus faible par rapport aux attentes. En effet, en plus de la vulnérabilité des exportations de marchandises en raison de la récession dans la zone euro, la croissance supplémentaire du tourisme est limitée par la retenue des investissements par rapport aux années d’avant la pandémie et la demande contenue de voyages dans un environnement incertain.
