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Analyse fiscale a montré que la réduction de la TVA n’a pas entraîné de baisse de prix équivalente

Après l’application élargie du taux réduit de la taxe sur la valeur ajoutée au printemps de l’année dernière, l’Administration fiscale a déterminé que les contribuables, le 1er avril 2022, n’avaient pas abaissé les prix de leurs produits du montant du taux réduit de la TVA, mais l’avaient plutôt utilisé pour augmenter les marges ou les coûts d’exploitation, et à la fin de ce mois, il y avait une nouvelle augmentation des prix, selon leur analyse publiée mardi.

L’Administration fiscale rappelle qu’en tant que partie du paquet de mesures pour atténuer la hausse des prix de l’énergie au printemps 2022, la loi sur la TVA a été modifiée.

Ainsi, à partir du 1er avril de cette année-là, l’application de le taux réduit de cette taxe a été élargie de cinq pour cent aux aliments pour bébés, huiles et graisses comestibles, beurre et margarine, à la fourniture d’animaux vivants, à la fourniture de viande fraîche ou réfrigérée et de produits de viande comestibles, à la fourniture de saucisses fraîches ou réfrigérées et de produits de viande similaires, à la fourniture de poissons vivants et de poissons frais ou réfrigérés, crustacés, mollusques et autres invertébrés aquatiques, à la fourniture de légumes frais ou réfrigérés, racines et tubercules, à la fourniture de fruits et noix frais et secs, à la fourniture d’œufs de volaille frais (en coquille), de semences et de plants, d’engrais et de pesticides, d’aliments pour animaux, de billets pour des concerts, des événements sportifs et culturels, et de 13 pour cent sur le gaz naturel et le chauffage des centrales de chauffage, du bois de chauffage, des granulés, des briquettes et des copeaux, ainsi que des produits menstruels.

Selon l’Administration fiscale, il est estimé que cela a réduit les recettes budgétaires de l’État provenant de la TVA de 2,1 milliards de kuna par an, soit 279 millions d’euros. Le ministère des Finances, rappellent-ils, a pris l’engagement de réaliser une évaluation ultérieure de l’impact réglementaire dans les deux ans suivant la date d’entrée en vigueur de ces amendements.

À la fin janvier de cette année, l’Administration fiscale a donc demandé à 33 939 entrepreneurs de faire rapport sur la manière dont ils ont déterminé les prix de certains produits soumis au taux réduit de la TVA.

Des données ont été fournies par 29 940 d’entre eux, et grâce à leur analyse, l’Administration fiscale a déterminé que les contribuables n’avaient pas abaissé les prix du montant de la TVA réduite le 1er avril 2022, par rapport à la période précédente, mais avaient plutôt utilisé la réduction du taux de TVA pour augmenter les marges ou les coûts d’exploitation.

Plus précisément, sur le nombre total d’entrepreneurs ayant fourni des données, 27 757 ont déclaré qu’ils ne vendaient pas de produits soumis au taux réduit de la TVA.

Parmi les restants, 33,21 pour cent des entrepreneurs, soit 725, ont déclaré qu’ils avaient abaissé les prix de vente du montant de la TVA réduite, 34,04 pour cent ou 743 ont déclaré qu’ils avaient maintenu les prix de vente existants, et 32,75 pour cent des entrepreneurs, soit 715, ont déclaré qu’ils avaient déterminé des prix individuels en fonction de produits spécifiques.

Comme le montre l’analyse, ces entrepreneurs qui ont abaissé les prix le 1er avril par rapport au 31 mars 2022 n’ont pas abaissé les prix du pourcentage de la TVA réduite.

En effet, l’Administration fiscale indique que les prix des produits pour lesquels le taux de TVA a été réduit de 13 à 5 pour cent auraient dû être inférieurs d’environ 7 pour cent, tandis que pour les produits menstruels pour lesquels le taux de TVA a été réduit de 25 à 13 pour cent, le prix aurait dû être inférieur d’environ 10 pour cent. D’après l’analyse publiée par l’Administration fiscale, il est évident que, par exemple, les prix des produits menstruels le 1er avril de l’année dernière ont été réduits de 9,04 pour cent, tandis que les poissons vivants ont été réduits de 6,47 pour cent, les légumes frais ou réfrigérés de 6,82 pour cent, les saucisses fraîches ou réfrigérées de 2,49 pour cent, etc.

De plus, l’Administration fiscale note que l’analyse a montré qu’en plus du fait que les prix le 1er avril 2022 ont été principalement maintenus ou augmentés, il y avait déjà une nouvelle augmentation des prix pour ces groupes de produits d’ici le 30 avril 2022.

Par conséquent, sur la base de l’analyse réalisée et de l’évaluation d’impact ultérieure, ils concluent qu’il est évident que l’élargissement de l’application du taux réduit ne peut garantir les effets souhaités de réduction des prix pour les produits concernés.

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