Le fonctionnement des entreprises commerciales à l’époque moderne implique une adaptation efficace aux lois du marché, qui sont imprévisibles par rapport au cadre législatif du pays dans lequel elles opèrent. Cela signifie qu’une entreprise doit être capable de répondre aux défis qui peuvent affecter ses opérations à tout moment, ce qui implique sa stabilité financière et sa prise de décision en faveur à la fois des actionnaires et des créanciers.
La stabilité financière implique la capacité de gérer librement son propre capital ou d’obtenir du capital d’autres entreprises liées ou non liées aux affaires, dont les banques sont les créanciers les plus courants. Une bonne marque sur le marché ou une présence sur le marché, et même une gestion responsable, ne sont pas des garanties suffisantes pour les banques que l’entreprise sera en mesure de rembourser les fonds acquis ; par conséquent, il est courant que les banques exigent des garanties comme garantie du retour des fonds/prêts, principalement sous la forme d’une hypothèque sur les biens immobiliers de l’entreprise. Il est rare que les entreprises puissent répondre à tous leurs besoins et défis commerciaux avec leur propre capital, c’est pourquoi elles dépendent nécessairement de faire des affaires avec les banques. Mais sans la possibilité d’un gage, il est difficile d’attendre l’acquisition de capital.
Qu’est-ce qu’un gage
Pour qu’une banque approuve un prêt à une entreprise commerciale ou à un particulier, elle doit d’abord mettre en œuvre toutes les mesures de sécurité nécessaires pour préserver la valeur et le retour du capital fourni. Le principal type de sécurité est considéré comme étant le gage. La principale réglementation juridique régissant l’institut du gage en République de Croatie est la Loi sur la Propriété et d’Autres Droits Réels, tandis que la Loi sur les Registres Fonciers prescrit les conditions préalables à l’enregistrement des gages sur les biens immobiliers.
Cependant, ce ne sont pas les seules réglementations régissant le gage, car le gage peut également porter sur des biens meubles, des titres, des droits de propriété, des parts commerciales, des actions, etc. Une source importante de normes pour le gage est la Loi sur l’Exécution, et certains types de gages ‘spécifiques’ sont également régis par des dispositions de lois spéciales, telles que la Loi sur les Obligations et les Droits Réels en Trafic Aérien ou le Code Maritime.
La Loi sur la Propriété et d’Autres Droits Réels définit le gage comme un droit réel limité sur une chose spécifique qui autorise son titulaire (créancier) à satisfaire une certaine créance, si elle n’est pas remplie à l’échéance, à partir de la valeur de cette chose, peu importe à qui elle appartient, et son propriétaire quotidien (débiteur) est obligé de le supporter. Bien qu’en discours les termes ‘gage’ et ‘collatéral’ soient souvent équivalents et que l’abréviation ‘collatéral’ soit couramment utilisée, ils ne sont pas synonymes.
En effet, le gage a le sens qui lui est donné par la disposition légale citée ci-dessus, tandis que le collatéral est l’objet de ce gage. De plus, le gage est défini comme un droit limité car il ne confère pas à son titulaire une autorité juridique privée complète sur la chose, comme le fait la propriété, par exemple, mais plutôt une autorité substantiellement limitée, sauf exceptions légales.
Le Plus Courant – Volontaire
Sur la base d’une transaction juridique visant à établir un gage sur un bien immobilier, afin de garantir la satisfaction d’une créance, un gage volontaire sur un bien immobilier est établi en faveur du créancier quotidien de cette créance. Le terme ‘créancier quotidien’ est mentionné car le créancier d’origine peut céder cette créance à une autre personne à tout moment, à moins que le contrat avec le débiteur n’interdise explicitement la possibilité de cession de la créance.
Dans la pratique, le sous-type le plus répandu d’établissement d’un gage sur un bien immobilier est l’établissement volontaire, par le biais d’un contrat entre les banques et les utilisateurs de prêts, qu’il s’agisse de particuliers ou de personnes morales. Un contrat hypothécaire est un contrat de gage par lequel le débiteur ou un tiers (gageur) s’engage envers le créancier à ce qu’en ce qui concerne leurs biens immobiliers, ils supporteront que le créancier enregistre un gage (hypothèque) sur les biens immobiliers du gageur dans le registre public pour garantir une certaine créance.
L’autre partie contractante (créancier) s’engage à ce qu’aussitôt que sa créance garantie par le gage cesse, elle fera tout ce qui est nécessaire de son côté pour faire supprimer ce gage. Tant que la créance garantie par l’hypothèque est régulièrement réglée, l’hypothèque est dans la soi-disant phase de sécurité, mais après l’échéance de la créance et lorsque les conditions de recouvrement forcé sont remplies, la phase de satisfaction se produit.
Qu’est-ce que la fiducie
Bien que l’établissement d’un gage soit la forme de sécurité la plus répandue, le système juridique reconnaît la sécurisation de la créance du créancier par le transfert de propriété du bien immobilier du débiteur au créancier pour garantir certaines de leurs créances. Cette méthode décrite de sécurité réelle pour la créance est appelée transfert fiduciaire de propriété pour sécurité (fiducia) et sert le même but qu’un gage, mais elle est beaucoup plus contraignante pour le propriétaire du bien immobilier car le créancier obtient une autorité juridique sur la chose qui appartient au propriétaire, plutôt qu’un droit réel limité comme c’est le cas avec un gage.
