Les données sur l’échange international de matières premières pour mars montrent des tendances plus optimistes à la fin du premier trimestre de cette année, selon le chef économiste de HUP Hrvoje Stojić.
Comme indiqué dans le Focus Hebdomadaire de HUP, en plus de l’impact évident de l’inflation élevée, l’accélération de la croissance des exportations de matières premières de 20,9 % d’une année sur l’autre reflète une forte reprise dans la livraison de dérivés pétroliers, une production continuellement forte de biens d’équipement orientés vers l’exportation (équipements et installations, véhicules à moteur) et de préparations pharmaceutiques.
La croissance rapide des stocks de production orientée vers l’exportation combinée à la reprise du climat des affaires parmi les principaux partenaires commerciaux, à savoir l’Allemagne et l’Italie, indique une stabilisation des chaînes d’approvisionnement et un certain optimisme concernant la demande étrangère. Stojić affirme également qu’une intégration plus poussée dans les chaînes de valeur mondiales lors de l’entrée dans la zone euro contribue au mouvement contre-cyclique des exportations.
– D’autre part, la baisse des importations de matières premières de 3,1 % d’une année sur l’autre est le résultat d’une base élevée, de la baisse des prix de l’énergie, mais aussi d’un ralentissement de la demande d’importation vue à travers la stagnation réelle du commerce de détail. Néanmoins, grâce à une croissance des exportations de matières premières environ deux fois plus forte au premier trimestre (+13,2 %) par rapport aux importations (+7,4 %), l’échange net avec les pays étrangers au premier trimestre de cette année a un impact plus positif sur la croissance du PIB que prévu auparavant, écrit Stojić.
