Selon les annonces de l’Association des Employeurs Croates, les finances publiques ont connu une reprise plus forte l’année dernière, par rapport à presque toutes les attentes des analystes, grâce à une forte croissance nominale du PIB, une reprise robuste des recettes fiscales dans le secteur du tourisme, des entrées accélérées de fonds de l’UE, une réduction des coûts d’intérêt, le retrait du soutien pandémique, et certains éléments de discipline fiscale l’année précédant l’introduction de l’euro.
En effet, la Croatie est revenue dans la zone d’excédent budgétaire de 0,4 % du PIB l’année dernière. Seuls six États membres de l’UE sont dans le positif. En même temps, la dette publique a enregistré une forte baisse à 68,4 % du PIB contre 78,4 % du PIB en 2021. C’est la quatrième plus grande baisse de la dette publique parmi les membres de l’UE par rapport au pic pandémique (premier trimestre 2021) de pas moins de 21 points de pourcentage et de facto un retour à la tendance baissière pluriannuelle enregistrée avant la pandémie.
HUP a régulièrement souligné une image plus forte des finances publiques dans ses analyses hebdomadaires comme l’un des incitatifs à un allègement fiscal complet qui renforcerait encore le taux de croissance potentiel à l’avenir.
En raison de l’un des taux d’activité et d’emploi les plus bas, la Croatie devrait également opter pour des réductions plus audacieuses de la charge fiscale par rapport aux moyennes de référence des États membres de l’UE ou des pays d’Europe centrale et orientale, selon les recommandations de l’OCDE pour créer des emplois durables et de qualité.
En 2023, nous prévoyons un déficit budgétaire dans la limite de 2,5 % du PIB avec une nouvelle baisse de la dette publique à 65,5 % du PIB grâce à une forte croissance nominale du PIB. L’estimation du déficit reste même en incluant un paquet élargi de mesures pour atténuer les effets inflationnistes et la hausse des prix de l’énergie d’une valeur de 1,7 milliard d’euros (2,3 % du PIB) et la recapitalisation de HEP de 900 millions d’euros, dont environ la moitié affecte directement et ponctuellement le budget au cours des six à douze mois suivants, ainsi que l’indexation des salaires et des pensions.
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Il est également important de noter que l’estimation du déficit pour 2023 est d’un point de pourcentage inférieure à la moyenne attendue de la zone euro et même de deux points de pourcentage inférieure à la moyenne de la région CEE comparative.
Continuation de la baisse de la dette publique
Dans son Rapport régulier sur la Durabilité de la Dette Publique, la Commission Européenne a cependant maintenu la Croatie dans le groupe des États membres de l’UE dont les risques de dette publique à moyen terme sont évalués comme élevés. Alors que la majorité des pays de ce groupe infâme se sont retrouvés en raison d’un endettement élevé ou croissant (Belgique, Grèce, France, Italie, Portugal) ou d’une incertitude significative concernant le scénario de base (Slovaquie), la Croatie est classée ici avec l’Espagne et la Hongrie en raison de vulnérabilité dans un scénario de stress.
