Afin de protéger le droit à l’équilibre entre le travail et la vie privée dans tous les États membres, la Commission européenne a décidé de poursuivre les procédures et a envoyé des avis motivés à pas moins de 11 États membres pour ne pas les avoir informés en temps utile des mesures nationales qui transposent intégralement les règles établissant le droit à l’équilibre susmentionné.
En effet, l’UE a adopté une série d’actes législatifs qui introduisent des droits minimums pour les citoyens de l’UE permettant de concilier travail et obligations familiales, parmi lesquels figure la ‘Directive sur l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée’. La directive est liée à la Stratégie européenne de soins, qui vise à garantir à tous les citoyens de l’Union européenne un accès à des soins de qualité et abordables et à améliorer la position des bénéficiaires et des prestataires de soins formels et informels.
Cependant, la directive a été adoptée en 2019, et les États membres devaient la transposer dans leur droit national d’ici le 2 août 2022. En septembre dernier, la Commission a émis un avertissement officiel à pas moins de 19 États pour ‘non-informatisation’ concernant les mesures de transposition de la directive dans le droit national.
Après avoir analysé leurs réponses, la Commission a constaté que la directive n’avait pas encore été entièrement transposée dans 11 États membres et a donc décidé de passer à l’étape suivante des procédures d’infraction et d’envoyer des avis motivés à la Belgique, la République tchèque, l’Irlande, la Grèce, l’Espagne, la France, la Croatie, Chypre, le Luxembourg, l’Autriche et la Slovénie. Ces États membres ont maintenant deux mois pour prendre des mesures pour se conformer à l’avis motivé. Sinon, la Commission pourrait renvoyer des affaires contre eux devant la Cour de justice de l’Union européenne.
