La recherche d’Allianz publiée à l’occasion de la Journée internationale des femmes indique que, selon l’Organisation internationale du travail (OIT), les femmes sont en moyenne payées 20 % de moins que les hommes en raison de différences structurelles qui empêchent l’égalité des chances.
Dans l’Union européenne, la différence entre les revenus horaires bruts moyens des hommes et des femmes est de 13 %. C’est ainsi qu’Eurostat définit l’écart de rémunération entre les sexes non ajusté. Bien qu’il puisse sembler au départ que cette différence est bien inférieure à la moyenne internationale de 20 %, ce chiffre cache des différences entre et au sein des pays de l’UE qui peuvent être expliquées par l’éducation, le type d’emploi, les compétences et l’expérience. De plus, un écart de rémunération plus faible n’est pas nécessairement le reflet d’une plus grande égalité entre les sexes ; pour certains pays de l’UE, cela indique simplement des taux de participation plus faibles à l’emploi rémunéré.
Un écart de rémunération plus important peut s’expliquer par les choix des femmes d’opter pour un emploi à temps partiel. Bien que cela ne soit qu’un des facteurs contribuant à l’écart de revenus, cela n’explique pas la situation plus large des raisons pour lesquelles des disparités existent. En comparant cet argument avec les données de la recherche d’Allianz, il existe une très faible corrélation entre l’emploi à temps partiel et les écarts de rémunération non ajustés dans l’Union. Les femmes qui choisissent de ne pas travailler à temps plein prennent souvent cette décision en raison de facteurs structurels tels que des raisons familiales. Il est également noté que ces dernières années, le nombre d’heures que les hommes passent à effectuer un travail non rémunéré a augmenté.
