La croissance du PIB au quatrième trimestre de 2022 de 4,0 % par rapport à l’année précédente est supérieure aux attentes en raison d’une croissance plus rapide des investissements et de la consommation publique. La forte croissance des investissements (+9,6 %), responsable de la moitié du taux de croissance global, est influencée par le ‘cascading’ des fonds de l’UE et l’orientation croissante à l’exportation de l’économie.
En effet, cela encourage les investissements dans la compétitivité avant d’entrer dans la zone euro où les pressions concurrentielles sur nos entreprises se renforcent, comme l’indique l’analyse de l’Association des employeurs croates. La consommation publique contribue à la croissance du PIB à hauteur de presque 50 %, croissant à un taux de +6,8 %, reflétant des montants record de subventions du paquet de mesures énergétiques ainsi qu’un cofinancement accru des investissements par les fonds de l’UE. Un excédent budgétaire d’environ 1 % du PIB permet un renforcement opportun de la consommation publique, ce qui a sans aucun doute agi comme un stabilisateur à court terme et a empêché un ralentissement encore plus fort de la croissance du PIB.
Malgré une solide croissance du nombre de personnes employées d’environ 2,5 % en 2022, la croissance de la consommation personnelle de seulement 1,3 % après une moyenne de 6,8 % au cours des deux trimestres précédents confirme un fort déclin du pouvoir d’achat. La croissance des exportations de biens et de services est plus que divisée par deux par rapport aux neuf premiers mois en raison d’une demande étrangère plus faible.
Au niveau de 2022, une croissance réelle du PIB de 6,3 % a été réalisée avec des contributions également fortes de la consommation personnelle et des investissements. La contribution des exportations nettes (biens et services) est neutre malgré une croissance des prix à l’importation significativement plus forte que celle des prix à l’exportation, dans le contexte de la crise énergétique, des importations d’énergie et d’autres matières premières significativement plus coûteuses, et d’un fort déclin de la demande étrangère.
Dans l’ensemble, la Croatie était la quatrième économie à la croissance la plus rapide de l’UE l’année dernière et la plus rapide de la région CEE avec une amélioration qualitative forte supplémentaire dans la structure de la croissance du PIB en faveur des exportations, en particulier des biens. À ce moment, HUP maintient son estimation d’un léger déclin du PIB cette année d’environ 0,5 % après une croissance cumulative de 20 % au cours des deux dernières années.
