Le taux d’inflation annuel en février continue de diminuer à 11,9 % contre 12,7 % en janvier, tandis que les prix des biens et services de consommation personnelle en février enregistrent une modeste augmentation mensuelle de seulement 0,2 %. La Croatie enregistre simultanément une baisse de l’indice des prix à la consommation harmonisé, comparable au niveau international, à 11,7 % contre 12,5 % en janvier.
La baisse enregistrée est conforme aux attentes de l’Association des Employeurs Croates. Bien que la soi-disant première estimation ne fournisse pas un aperçu de la structure des mouvements de prix selon la classification habituelle, les prix des aliments, des boissons et du tabac restent inchangés sur une base mensuelle, ce qui, selon les calculs de HUP, marque le deuxième mois consécutif d’intensité plus faible par rapport au début de l’année dernière. En même temps, les prix des services n’ont à peine augmenté que de 0,1 % mensuellement, ce qui, dans l’ensemble, indique que le récit populaire sur de fortes augmentations généralisées des prix suite à l’introduction de l’euro s’avère incorrect.
Les pressions inflationnistes en Croatie en février sont significativement plus faibles par rapport à la moyenne de la zone euro, où une augmentation mensuelle allant jusqu’à 0,8 % a été enregistrée, et les prix des aliments, des boissons et du tabac ont bondi de 1,6 % mensuellement. Les prix des services ont également augmenté de manière incomparablement plus forte dans la zone euro (+0,9 % mensuellement) qu’en Croatie.
Après une moyenne de 10,8 % en 2022, les employeurs s’attendent à ce que le taux d’inflation annuel tombe à 6,5 % en 2023. Le taux d’inflation annuel continuera de diminuer dans les mois à venir (en dessous de 10 % en avril) grâce à la baisse des prix de l’énergie, un effet de base favorable et une diminution de l’inflation des produits alimentaires.
En effet, nous assistons depuis un certain temps à une baisse des prix à la production des produits agricoles, ce qui signifie que l’inflation des produits alimentaires transformés a probablement atteint son pic.
Cette année, HUP s’attend également à un effet positif de la normalisation des chaînes d’approvisionnement mondiales, des attentes significativement plus favorables pour les mouvements des prix de l’énergie dans la seconde moitié de l’année, et généralement à un fort ralentissement de la demande agrégée affectant les prix des biens.
