Que ce soit parce qu’un employé quitte l’entreprise de son plein gré ou parce qu’il a été licencié, chaque personne est tenue de respecter sa période de préavis. La différence réside dans la manière dont cet employé agira pendant cette période. Alors que certains termineront tout leur travail et ‘nettoieront’ tout avant de partir, d’autres prendront des vacances, et d’autres encore chercheront un nouvel emploi pendant leurs heures de travail. Tout cela est permis.
Les droits des employés en général, et ceux pendant la période de préavis, sont définis de plusieurs manières : par le Code du travail, mais aussi par d’autres réglementations applicables (Loi sur la sécurité et la santé au travail, Loi sur le marché du travail, Loi anti-discrimination…), les règles internes de chaque employeur (par exemple, le règlement de travail et d’autres décisions de l’employeur), les conventions collectives (si elles sont conclues et appliquées), et le contrat de travail lui-même. Et bien qu’il existe des employeurs qui expliquent les droits et obligations de leurs employés et respectent les leurs, il y a des choses à garder à l’esprit pendant la période de préavis, et il est extrêmement important pour les employés de s’informer à ce sujet.
Alors, quelles sont les choses les plus importantes à savoir sur la période de préavis et quels droits et obligations les employés ont-ils pendant cette période ?
La Relation de Travail Dure Tant Que la Période de Préavis
La période de préavis est la période pendant laquelle les effets de la résiliation sont suspendus, c’est-à-dire la période qui commence lorsque l’employé informe l’employeur qu’il démissionne (elle commence le jour où l’avis de résiliation du contrat de travail est remis), jusqu’au moment où il cesse complètement de travailler.
Sa durée dépend de la durée pendant laquelle l’employé a été en emploi ininterrompu avec le même employeur – de deux semaines à trois mois. En même temps, il convient de noter que la période de préavis ne court pas si l’employé est absent en raison d’une grossesse, d’un congé de maternité, ou d’autres ‘congés’ similaires destinés à s’occuper et à élever des enfants, pendant une incapacité personnelle de travail due à un traitement ou à une convalescence. De plus, s’il y a une interruption au cours de la période de préavis en raison d’une incapacité temporaire de travail, la relation de travail pour cet employé prend fin au plus tard six mois à compter de la date de remise de la décision de résiliation.
Cependant, de nombreux employés utilisent leurs jours de congé restants pendant la période de préavis car ils s’accumulent normalement pendant le congé (sauf disposition contraire d’une convention collective, d’un règlement de travail ou d’un contrat de travail). De plus, même lorsque l’employé est exempté de l’obligation de travailler, l’employeur est tenu de lui verser une compensation salariale et de reconnaître tous les autres droits comme s’il avait travaillé jusqu’à la fin de la période de préavis.
– L’employeur peut, par sa décision, exempter l’employé de travail pendant la période de préavis (ou cette possibilité peut être prévue dans le contrat de travail lui-même), ce qui signifie que pendant la période de préavis, l’employé n’est pas obligé de venir travailler et d’exécuter ses tâches et obligations de travail habituelles et contractuelles – explique un avocat spécialisé en droit des affaires.
