L’expansion de la base d’investisseurs domestiques vers le secteur de la population à travers les soi-disant obligations d’État peut sembler être un mouvement prudent de la part du ministère des Finances compte tenu de la détérioration attendue des conditions de financement sur les marchés financiers. Les émissions obligataires mentionnées pourraient dynamiser le marché des capitaux domestiques à condition qu’une liquidité soit créée sur le marché secondaire.
Il est connu que l’obligation d’État aura un montant ciblé d’un milliard d’euros avec une maturité de deux ans et que le coupon sera supérieur à trois pour cent. Comme indiqué dans le Focus Hebdomadaire de HUP signé par l’économiste en chef Hrvoje Stojić, le rendement à l’échéance est attendu autour de 3,60 % pour la population et 10 à 20 points de base de moins pour les investisseurs institutionnels. Cela représente un écart de 70 à 80 points de base par rapport à l’obligation allemande à deux ans, tandis qu’en même temps, les obligations du Portugal, qui a une note de crédit similaire à celle de la Croatie, présentent un écart de 5 à 10 points de base par rapport à la même maturité allemande.
Même si nous prenons en compte la prime habituelle pour une nouvelle émission, le ministère des Finances paiera encore environ 0,50 point de pourcentage de trop. Cela se traduit par un coût supplémentaire d’environ 10 millions d’euros en intérêts pour le budget sur deux ans, en supposant une émission totale d’un milliard d’euros.
