Une troisième main ou un sixième doigt pourraient devenir de nouvelles aides high-tech si les innovations visant à étendre les capacités humaines développées par des chercheurs du Imperial College de Londres, de l’Université de Fribourg et de leurs partenaires dans le projet européen NIMA s’avèrent fructueuses.
La conclusion selon laquelle les humains pourraient bénéficier d’au moins un membre supplémentaire est venue de l’imagination d’un chirurgien effectuant une opération avec des instruments délicats dans les deux mains, mais incapable de se gratter le nez, ou d’un ouvrier du bâtiment soutenant une poutre lourde avec ses mains et incapable de la maintenir en place seul, d’un pianiste qui pourrait étendre ses mains sur le clavier s’il avait un autre doigt, ou d’un astronaute en sortie dans l’espace.
Les membres supplémentaires, annoncent-ils, devraient être contrôlés aussi naturellement que les membres natifs, mais pour l’instant, ils seraient contrôlés par des électrodes portables qui lisent et interprètent les signaux neuronaux de l’utilisateur. Les principales questions auxquelles les chercheurs s’attaquent actuellement incluent la neuroscience et la neurotechnologie : le cerveau humain est-il capable de contrôler des parties du corps supplémentaires aussi efficacement qu’il contrôle les parties biologiques ? Et si oui, quels signaux neuronaux peuvent être utilisés pour ce contrôle ?
