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Modifications de la Loi sur le Travail : Les Coûts Salariaux des Employeurs Augmentent à Partir du 1er Janvier

Parmi les nombreuses nouvelles réglementations qui entrent en vigueur et s’appliquent à partir du 1er janvier 2023, figurent les modifications et les compléments à la Loi sur le Travail. Pour certains employeurs, la nouvelle concernant le droit au salaire est particulièrement importante car elle leur apportera des coûts supplémentaires à partir du salaire de janvier 2023. La Loi sur le Travail modifiée régule l’obligation des employeurs et des travailleurs de convenir, de déterminer ou de fixer le salaire en montants bruts. Jusqu’à présent, le salaire était considéré comme étant en montants bruts, mais il n’y avait pas d’obligation de le contracter en montants bruts, il était donc permis, selon la loi obligatoire, de convenir d’un salaire en montants nets.

Le salaire minimum, selon une loi spéciale, devait être convenu ou déterminé en montants bruts depuis 2022, et depuis le début de 2023, cette obligation s’applique à tous les salaires. Agir en contradiction avec cette obligation est sanctionné par de fortes amendes administratives : pour les employeurs personnes morales de 8 090 à 13 270 euros, et pour les employeurs individuels et les personnes responsables dans les personnes morales de 920 à 1 320 euros. La Loi sur le Travail définit également les composants du salaire brut, tout comme le salaire brut est défini par les réglementations fiscales.

Bases Différentes pour les Suppléments

Les dispositions concernant les suppléments de salaire obligatoires ont été élargies. Les employeurs sont tenus de verser aux travailleurs un salaire augmenté pour le travail supplémentaire, le travail de nuit, le travail le dimanche, le travail pendant les jours fériés et les jours non travaillés prescrits par la loi spéciale, ainsi que pour le travail effectué dans des conditions de travail difficiles. Ces suppléments sont calculés sur une base déterminée par la source du droit du travail qui régule les salaires avec l’employeur, mais ne doivent pas être calculés sur une base inférieure au salaire minimum. Le salaire minimum pour 2023 est de 700 euros bruts par mois. Tous les cinq suppléments énumérés ne sont pas inclus dans ce montant minimum mais doivent l’augmenter.

D’autres suppléments auxquels un travailleur a droit en vertu d’un accord collectif, de règlements de travail ou d’un contrat de travail, tels qu’un supplément de travail en équipe, un supplément de travail le samedi, ou pour les années de service accomplies, sont calculés sur la base prescrite par l’acte régulant le droit au supplément respectif avec l’employeur. Cela entraînera, dans la pratique, que certains employeurs calculent, par exemple, le supplément pour les années de service sur une base inférieure au salaire minimum, ce qui est permis, tandis que le supplément de travail le dimanche et les quatre autres suppléments obligatoires sont calculés sur une base égale au salaire minimum.

Travail le Dimanche Plus Coûteux

La Loi sur le Travail prescrit le supplément minimum pour le travail le dimanche. Jusqu’à présent, le supplément pour le travail le dimanche dans les sources applicables du droit du travail était principalement fixé à 30 ou 35 pour cent du salaire de base du travailleur. À partir du 1er janvier, les employeurs ne peuvent pas calculer un supplément pour les travailleurs qui ont travaillé le dimanche à un montant inférieur à 50 pour cent. Ce droit s’applique à tous les travailleurs en Croatie, tant dans le secteur privé que public, sauf indication contraire d’une loi spéciale. Sinon, la Loi sur le Travail en tant que disposition générale du droit du travail ne limite pas le nombre de dimanches travaillés. Une limitation d’un maximum de seize dimanches travaillés par an est proposée d’être introduite par des modifications à la Loi sur le Commerce. La proposition a passé la première lecture au Parlement mais n’a pas encore été acceptée.

Influencée par les expériences de la crise causée par le coronavirus, la Loi sur le Travail modifiée régule le montant de l’indemnité salariale pendant les interruptions de travail dues à des circonstances extraordinaires causées par des épidémies de maladies, des inondations, des tremblements de terre, des incidents écologiques et des phénomènes similaires causés par la force majeure. Si le travail est interrompu en raison de ces influences, le travailleur a droit à une indemnité salariale de 70 pour cent du salaire moyen gagné au cours des trois mois précédents. Ce montant peut être déterminé de manière plus favorable pour le travailleur par accord collectif, règlements de travail et contrat de travail.

Pas de Renonciation au Salaire

À partir du 1er janvier 2023, l’obligation de verser les salaires sur le compte de transaction du travailleur est introduite, et seuls les reçus autorisés par les réglementations fiscales peuvent être payés en espèces. Cela signifie que dans les relations d’emploi, l’affectation, la cession et d’autres méthodes comptables de règlement des obligations monétaires de l’employeur envers le travailleur ne sont plus autorisées. La compensation est toujours autorisée dans les conditions prescrites, et la saisie des salaires est effectuée conformément à une loi spéciale. Une nouvelle disposition est l’interdiction de renoncer au droit au paiement du salaire ; un tel accord entre le travailleur et l’employeur n’est plus permis.

Le cercle des reçus pour lesquels les employeurs sont tenus de délivrer des documents sur le montant payé après paiement au travailleur est élargi. En plus du salaire, de l’indemnité salariale et de l’indemnité de licenciement, l’employeur est tenu de fournir au travailleur un calcul de l’indemnité payée pour les congés annuels non utilisés. En cas de non-paiement de l’indemnité, le travailleur doit se voir fournir un document d’exécution concernant le reçu impayé.

Il n’est plus possible qu’un accord collectif ou un contrat de travail (en tant que réglementations bilatérales) puisse convenir d’un délai de paiement des salaires ultérieur au quinzième du mois pour le salaire du mois précédent. Une nouvelle disposition est que les accords collectifs pour les membres du syndicat qui sont parties à cet accord peuvent permettre que certains droits matériels soient convenus dans un montant supérieur à celui des non-membres de ce syndicat.

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