Au troisième trimestre de 2022, un excédent sur le compte courant de la balance des paiements a été réalisé pour un montant de 4,12 milliards d’euros. Ce montant est nominalement inférieur de 1,7 % par rapport à la même période de l’année précédente, malgré une forte croissance à deux chiffres de l’excédent sur le sous-compte des services, qui est principalement influencé par l’afflux de devises étrangères provenant des activités touristiques au cours de la partie centrale de la saison, selon une analyse des analystes de la RBA.
Le solde du compte courant plus bas, comme au cours du premier semestre de 2022, est le résultat d’une forte augmentation du déficit dans les échanges de biens avec l’étranger. En effet, le solde sur le sous-compte des biens a enregistré un approfondissement supplémentaire du déficit, qui s’est élevé à 4,9 milliards d’euros de juin à septembre 2022, soit 61 % de plus que pendant la même période en 2021. Les analystes de la RBA estiment qu’une augmentation significative des importations nettes d’énergie due à la hausse des prix des matières premières sur le marché mondial y a contribué. Les exportations de biens ont augmenté de 55 %, dépassant 5,7 milliards d’euros, mais en même temps, les coûts des importations de biens ont également augmenté de 58 %, entraînant une valeur totale des importations de biens en provenance de l’étranger de 10,6 milliards d’euros.
Les tendances défavorables dans les échanges de biens ont été presque entièrement atténuées par une augmentation des exportations nettes de services, en particulier la croissance des revenus des dépenses touristiques des non-résidents, qui étaient supérieures de 27 % au troisième trimestre de 2022 par rapport à la même période en 2021, approchant 8,5 milliards d’euros. Au cours des trois premiers trimestres, les revenus des dépenses des non-résidents ont dépassé 11,6 milliards d’euros, avec une estimation qu’ils pourraient approcher un montant nominal de 13 milliards d’euros d’ici la fin de l’année.
