La consommation mondiale de charbon atteindra un niveau record cette année, et si les efforts pour passer à des économies à faibles émissions de carbone ne sont pas intensifiés, des niveaux similaires resteront pendant les prochaines années, a annoncé vendredi l’Agence internationale de l’énergie (AIE).
Les prix élevés du gaz suite à l’invasion russe de l’Ukraine et aux perturbations d’approvisionnement qui ont suivi ont conduit certains pays à se tourner vers un charbon relativement moins cher cette année.
Les vagues de chaleur et les sécheresses dans certaines régions ont également augmenté la demande d’électricité et réduit la production hydroélectrique, tandis que la production nucléaire a également été très faible, en particulier en Europe où la France a dû arrêter des réacteurs nucléaires pour maintenance.
Le rapport annuel de l’AIE pour cette année prévoit une augmentation de 1,2 % de l’utilisation mondiale du charbon, dépassant huit milliards de tonnes, un niveau atteint pour la première fois en une seule année. Le précédent record avait été établi en 2013. Il estime également que la consommation de charbon à ce niveau restera inchangée jusqu’en 2025, car la baisse de la consommation sur les marchés développés est compensée par une demande toujours forte dans les économies asiatiques en développement.
Cela signifie que le charbon continuera d’être de loin la plus grande source unique d’émissions de dioxyde de carbone dans le système énergétique mondial.
La plus forte augmentation de la demande de charbon est attendue en Inde, avec sept pour cent, suivie de l’Union européenne avec une forte augmentation de six pour cent, et de la Chine avec une croissance de 0,4 pour cent.
