La session du Département Civil de la Cour Suprême, qui a discuté si les citoyens ayant converti des prêts de francs suisses en euros ont droit à une compensation, a été reportée au lundi 19 décembre, a rapporté la plus haute cour.
La Cour Suprême a annoncé que la session était reportée à la semaine prochaine suite à la longue discussion d’aujourd’hui sur les effets juridiques de l’Accord sur la conversion des prêts en francs suisses en euros et les droits des consommateurs, et que le public sera informé des interprétations juridiques adoptées.
Si la Cour Suprême statue en faveur des citoyens concernés, environ 90 % des banques en Croatie pourraient, selon des rapports médiatiques, verser aux citoyens une compensation comprise entre 20 et 25 milliards de kuna.
La Cour Suprême doit rendre un jugement final sur le droit à compensation, mais aussi décider de la nullité des contrats de prêt complets avec la clause en francs suisses après que la Cour de Justice de l’Union Européenne s’est déclarée incompétente pour décider et a renvoyé nos tribunaux pour évaluer si la conversion a établi un équilibre contractuel et si le retour d’argent aux citoyens concernés a été exécuté.
Si la plus haute cour statue en faveur des utilisateurs de prêts, les banques devront déposer une plainte auprès de la Cour Constitutionnelle, car la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) a rejeté les plaintes de la Banque OTP, de Raiffeisenbank Autriche, de Erste & Steiermarkische Bank, de la Banque Privredna Zagreb et de la Banque Addiko pour violation du droit à un procès équitable devant les tribunaux nationaux au début de décembre.
La décision de la CEDH a confirmé au niveau européen que 125 000 utilisateurs croates de prêts en CHF ont le droit de poursuivre les banques et de demander une compensation.
