La France est devenue le premier pays européen à interdire les vols domestiques sur les courtes distances en raison, bien sûr, d’objectifs climatiques plus élevés. Partout où il existe une alternative ferroviaire qui prend moins de deux heures et demie, le gouvernement français souhaitait limiter les voyages aériens polluants dès l’année dernière, mais cette mesure a été contestée par l’Union des Aéroports Français (UAF) et la branche européenne du Conseil International des Aéroports (ACI Europe).
Le litige a été résolu par la Commission Européenne, qui a approuvé la décision du gouvernement français au début de décembre. Initialement, les vols seront interdits entre l’aéroport de Paris Orly et Nantes, Lyon et Bordeaux. La mesure sera en vigueur pendant trois ans, après quoi elle devra être réévaluée. La Commission Européenne a également statué que les vols domestiques ne peuvent être interdits que s’il existe plusieurs lignes de train opérant quotidiennement sur un itinéraire spécifique. Si les services ferroviaires s’améliorent sur d’autres itinéraires, les vols de l’aéroport de Paris Charles de Gaulle vers Lyon et Rennes, ainsi qu’entre Lyon et Marseille, pourraient être interdits.
La Croatie n’a pas à craindre que quiconque interdise les vols domestiques, bien que cela soit conforme au plan européen Fit for 55 visant à réduire les émissions de CO2 dans les transports, qui inclut la réduction de la dépendance à l’aviation. Un vol entre Zagreb et Split, selon les données de la plateforme Virail, prend moins de 50 minutes, tandis que le trajet en train prend au moins six heures et trois minutes, et en moyenne même 13 heures et 56 minutes.
