La Russie pourrait répondre à la décision du G7 et de l’UE de plafonner le prix du pétrole russe en interdisant les ventes ou en imposant la plus forte remise autorisée, a rapporté le quotidien économique russe Vedomosti mercredi.
Le Groupe des Sept pays les plus développés du monde, l’UE et l’Australie ont plafonné le prix du pétrole russe à 60 $ le baril depuis lundi, menaçant de sanctions contre les assureurs et les transporteurs fournissant des services pour des expéditions plus coûteuses.
Trois réponses
Le Kremlin et le gouvernement russe envisagent trois réponses possibles, y compris une interdiction des ventes de pétrole à tous les pays qui ont soutenu le plafonnement des prix, a rapporté le journal Vedomosti, citant deux sources proches du gouvernement.
Les ventes directes et les ventes par l’intermédiaire de tiers seraient interdites, indique le journal.
La deuxième option implique une interdiction des exportations dans le cadre de contrats incluant le plafonnement des prix, applicable à tous les pays de destination.
Selon la troisième option, l’exportation de pétrole Urals russe ne serait autorisée qu’avec une remise maximale spécifiée sur les prix de référence internationaux, a rapporté le quotidien.
Le vice-Premier ministre russe Alexander Novak a déclaré mardi que de nouvelles réglementations sur les exportations entreraient en vigueur d’ici la fin de l’année. Il a précédemment déclaré que la Russie pourrait réduire sa production de pétrole, mais pas de manière significative.
Bloomberg a rapporté que la Russie envisage également de fixer un prix minimum autorisé pour le pétrole dans les ventes internationales, selon Reuters.
