L’inflation dans la zone euro a ralenti pour la première fois en un an et demi, offrant un rayon d’espoir à la Banque centrale européenne (BCE) dans sa lutte contre le pire choc des prix à la consommation depuis une génération. Eurostat a annoncé mercredi que le chiffre de novembre était de dix pour cent, inférieur à l’estimation médiane des économistes interrogés par Bloomberg de 10,4 pour cent.
La baisse par rapport à 10,6 pour cent en octobre a été la plus importante depuis 2020, principalement en raison d’un progrès plus lent des coûts de l’énergie et des services, bien que les prix des aliments aient augmenté plus rapidement. Les responsables de la BCE ont souligné que ces données étaient cruciales pour leur évaluation de la nécessité d’augmenter les taux d’intérêt de 75 points de base pour la troisième fois consécutive, une possibilité qui devient de moins en moins probable.
Les marchés monétaires prévoient une augmentation des taux d’environ 57 points de base d’ici la fin de l’année. Les obligations européennes ont accru leurs pertes après l’annonce de mercredi, avec des rendements des obligations allemandes à deux ans augmentant de six points de base à 2,17 pour cent.
Bien qu’il ne s’agisse que d’un mois de données positives, la possibilité d’un assouplissement des pressions sur les prix apportera un soulagement à la BCE après des chiffres frustrants du premier semestre qui ont systématiquement dépassé les prévisions des économistes. Cela coïncide avec les statistiques américaines d’octobre qui évoluaient dans la même direction, encourageant certains responsables de la Réserve fédérale à envisager de ralentir le rythme des hausses de taux d’intérêt.
