La pénurie mondiale de semi-conducteurs devrait poser des défis à l’industrie automobile au moins jusqu’en 2024, estime une étude de la société de conseil Alix Partners.

En raison de l’essor de la production de véhicules électriques, qui nécessite 10 fois plus de puces que les véhicules à essence ou diesel, même les capacités de production accrues pourraient ne pas répondre pleinement à la demande, avertissent les auteurs de l’étude.

La production ne devrait pas atteindre les niveaux d’avant la pandémie avant 2024. Selon Alix Partners, les ventes devraient diminuer de 1,8 % cette année, pour atteindre 78,9 millions de voitures et de véhicules utilitaires légers.

Les prix des matières premières pour les véhicules à combustibles fossiles sont le double cette année par rapport à 2020, et les prix des matières premières pour les véhicules électriques sont presque trois fois plus élevés, indique l’étude. Les prix des batteries devraient à nouveau augmenter après plusieurs années de baisse, notent les auteurs.

Les véhicules électriques dans les catégories de prix bas et moyen pourraient de plus en plus utiliser des batteries au phosphate de fer lithium, qui sont plus lourdes et garantissent une autonomie plus courte que les batteries conventionnelles, mais qui sont moins chères et ne dépendent pas de métaux précieux rares provenant de régions instables du monde.

D’ici 2035, l’Europe sera un leader mondial dans le segment des véhicules exclusivement électriques, avec une part de ventes de 83 %. En Allemagne, elle pourrait atteindre jusqu’à 96 %.

À l’échelle mondiale, chaque seconde voiture vendue devrait être électrique, estime Alix Partners.

Cependant, les véhicules électriques nécessitent également une infrastructure de recharge, qui doit être construite afin de ne pas se limiter à une prise dans la maison du propriétaire, a averti l’expert de l’industrie Christian Siekmann.