La Haute Cour commerciale de Zagreb a rejeté les appels de la Erste Group Bank Austria et de la Unicredit Bank Austria ainsi que de la société "Sportski grad u stečaju". La ville ne paiera pas la dette de 650 millions de kuna due aux banques pour l’Arena, rapporte RTL Croatie.
Le contrat de partenariat public-privé n’a pas été résilié, donc la ville n’est pas obligée de payer un sou. En effet, la ville de Split a remporté une victoire judiciaire finale dans un vaste litige contre deux banques autrichiennes, dont la valeur, intérêts compris, est estimée à 650 millions de kuna. La Haute Cour commerciale de Zagreb a rejeté les appels de la Erste Group Bank Austria et de la Unicredit Bank Austria ainsi que de la société "Sportski grad u stečaju" et a statué que la ville et la République de Croatie ne sont pas tenues de rembourser des dizaines de millions d’euros de prêts pour la construction de l’Arena Spaladium. Par conséquent, la ville de Split, et par la suite l’État, ne peuvent plus être contraints pour ce montant, que les banques avaient menacé il y a quelques années.
Nous transmettons la réaction de la Erste Bank à la décision de la Haute Cour commerciale dans l’affaire de l’Arena Spaladium dans son intégralité.
La Erste Bank et la Erste Group Bank AG, formellement en tant que partie au procès, sont conscientes de la décision rendue par la Haute Cour commerciale. Dans la période à venir, elles analyseront en profondeur la décision en question, examineront les voies légales disponibles et décideront des actions à entreprendre.
Nous considérons qu’il est très important de souligner que la décision de la Haute Cour commerciale ne change pas les faits incontestés liés à cette affaire. En effet, les fonds de prêt ont été approuvés et utilisés pour la construction de la salle Spaladium, la salle a été construite avec ces fonds et mise en service, et elle est utilisée quotidiennement comme un bien public pour les citoyens de la ville de Split. En même temps, les obligations contractuelles de remboursement des fonds reçus dans le cadre de ce prêt n’ont pas été remplies. En plus de cela, les droits des créanciers ont été violés pendant des années, causant des dommages significatifs à la perception de la République de Croatie aux yeux des investisseurs nationaux et internationaux. Il ne faut pas non plus oublier que l’absence d’une solution constructive augmente inévitablement les coûts globaux au fil du temps, et que les prêts utilisés devront finalement être remboursés.
