Le contrat de don a (presque) toujours eu une grande importance pour le droit et la pratique nationaux. Sa spécificité, comme on le sait bien, est que l’ancien État n’a même pas pris la peine de l’inclure dans le texte légal lors de l’adoption de la Loi sur les Obligations en 1978, c’est pourquoi la norme pour cet accord a été recherchée dans les soi-disant règles juridiques contenues dans les lois qui étaient précédemment appliquées dans ce domaine.
Concrètement, cela signifiait pour l’ancien État l’application du Code civil général autrichien (ABGB) conformément à la Loi sur l’invalidité des règlements juridiques adoptés avant le 6 avril 1941, et pendant l’occupation ennemie. Dans la République indépendante de Croatie, cela signifiait la même chose, mais sur la base de la Loi sur l’application des règlements juridiques adoptés avant le 6 avril 1941, la Loi sur l’adoption de la Loi sur les Obligations, et la Loi sur l’adoption de la Loi sur les relations fondamentales des droits de propriété.
Depuis l’Autriche-Hongrie
Le paragraphe 943 du Code civil général autrichien stipule : ‘D’un contrat de don qui a été fait uniquement oralement sans livraison appropriée de l’objet donné, le donataire n’acquiert aucun droit d’action. Ce droit doit être fondé sur un document écrit.’
La règle juridique contenue dans ce paragraphe a en fait été adoptée lors de la rédaction de la (nouvelle) Loi sur les Obligations, dont l’article 482 stipule : ‘1. Le contrat de don pour des biens immobiliers doit être fait par écrit.; 2. Le contrat de don sans livraison appropriée de l’objet doit être conclu sous la forme d’un acte notarié ou d’un document privé certifié (solennel).’
La Loi sur les Notaires traite également du contrat de don à l’article 53, qui (après l’amendement de 2007) stipule : ‘1. Un acte notarié est particulièrement nécessaire pour la validité juridique (…) des contrats de don sans livraison de l’objet dans la possession immédiate du donataire.’
Le législateur a accepté le principe général de l’informalité dans le contrat de don uniquement en ce qui concerne les biens mobiliers, et seulement ceux qui ne sont pas donnés sans la soi-disant livraison appropriée (c’est-à-dire qu’ils sont donnés avec livraison appropriée, qui est la remise directe réelle du donateur au donataire, de préférence effectuée sur place).
Forme écrite spéciale
S’il s’agit de biens immobiliers, une forme écrite est obligatoire. Cela s’applique à toutes les transactions juridiques dont l’objet est des biens immobiliers, y compris le don. Cependant, le législateur dans la Loi sur les Obligations prescrit une forme spéciale obligatoire pour le contrat de don sans livraison appropriée de l’objet (qu’il soit mobilier ou immobilier), et ce n’est pas simplement une forme écrite ordinaire, mais la forme d’un acte notarié ou d’un document privé certifié (solennel), où il s’agit d’une norme juridique contraignante, et certainement pas quelque chose qui peut être accepté ou non.
