La Croatie pourrait établir une Banque Alimentaire l’année prochaine, redirigeant ainsi plus efficacement les surplus de nourriture comestible et saine qui se retrouvent aujourd’hui en déchets, tant par le biais des ménages que de la chaîne de production et de commerce. Le Ministère de l’Agriculture a annoncé un appel à la préparation d’une étude de faisabilité pour une banque alimentaire en Croatie, qui devrait fournir une proposition optimale pour le modèle organisationnel de la Banque Alimentaire, ainsi que son financement, accompagnée d’un calendrier des activités menant à son établissement.
La valeur estimée de l’étude est de 197 mille kuna, et l’étude elle-même – qui comprendra également un examen des modèles de banques alimentaires de quatre États membres de l’UE – devrait être achevée dans un délai de six mois. Les parties intéressées peuvent contacter le Ministère de l’Agriculture d’ici le 11 novembre, et toute la documentation relative à l’approvisionnement peut être téléchargée depuis le site web du Ministère.
Chaque année, au moins 380 mille tonnes de nourriture saine se retrouvent en déchets en Croatie, dont plus de la moitié, 53 pour cent, provient des ménages, tandis que le reste provient de la chaîne de production et de commerce.
Des recherches de la Faculté de Technologie Alimentaire et de Biotechnologie ont montré que les surplus alimentaires se produisent tout au long de la chaîne alimentaire. Les producteurs et les traiteurs se débarrassent ou recyclent le plus souvent les surplus en compost ou les retraitent, tandis que les magasins vendent principalement les surplus proches de l’expiration à des prix réduits. La même recherche a également indiqué qu’il existe de nombreux obstacles à la donation alimentaire, notamment un manque d’infrastructure parmi les donateurs et les intermédiaires, ainsi que la traçabilité.
