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Dix rôles par lesquels nous nous souviendrons de Burt Reynolds

Burt Reynolds, l’acteur légendaire d’Hollywood dont la carrière a duré plus de cinquante ans, est décédé jeudi des suites de complications liées à une crise cardiaque. Ses années de gloire furent sans aucun doute les années soixante-dix et quatre-vingts, lorsqu’il est devenu l’une des plus grandes stars de cinéma, principalement dans des films d’action et des comédies, ainsi que dans des hybrides de ces genres comme la série extrêmement réussie ‘Smokey and the Bandit’. Sa phase ultérieure lui a également valu des éloges critiques, y compris une nomination aux Oscars pour ‘Boogie Nights’, tandis que son rôle dans le drame de l’année dernière ‘The Last Movie Star’ a été jugé comme l’un des meilleurs qu’il ait jamais interprétés. En hommage à la mort de l’acteur célèbre, nous présentons un bref rappel de ses performances les plus significatives sur grand écran.

1. Boogie Nights (1997)

Le rôle du réalisateur de films pornographiques sans scrupules Jack Horner a même convaincu les plus grands opposants de Reynolds que l’ancien homme à femmes et héros d’action pouvait gérer des rôles plus exigeants en termes de caractère. Horner lui a valu sa seule nomination aux Oscars dans la catégorie Meilleur Acteur dans un Second Rôle, mais la statuette dorée est finalement allée à Robin Williams pour ‘Good Will Hunting’.

2. Smokey and the Bandit (1977)

Le premier film de Hal Needham, ancien cascadeur, a cimenté le statut de Reynolds comme l’un des noms les plus populaires d’Hollywood à la fin des années soixante-dix et a déclenché une véritable tendance des films de ‘camionneurs’, spécifiquement ceux dans lesquels des patrouilles de police poursuivaient d’énormes camions sur les autoroutes américaines, garantissant une série de scènes de poursuite spectaculaires. ‘Smokey and the Bandit’ a reçu deux suites assez réussies dans les années suivantes, bien qu’elles aient été de qualité nettement inférieure.

3. Deliverance (1972)

Considérant que Burt a toujours été perçu comme un acteur pour des rôles plus légers et divertissants, il est quelque peu surprenant qu’il ait acquis une renommée cinématographique avec l’un des films les plus controversés des années soixante-dix, ‘Deliverance’ de John Boorman. L’intrigue suivait quatre hommes d’affaires de la ville dont le voyage en rafting se transforme en enfer lorsqu’ils deviennent les cibles de paysans locaux. Le film a choqué avec une scène de viol homosexuel, ainsi qu’avec la confrontation brutale entre Reynolds et son agresseur.

4. Cannonball Run (1981)

Needham et Reynolds, le duo responsable du succès de ‘Smokey and the Bandit’, se sont à nouveau associés dans un mélange hilarant de film d’aventure et de comédie dans lequel un groupe de personnages excentriques participe à une course illégale à travers l’Amérique. ‘Cannonball Run’ a également reçu une suite moins réussie dans laquelle le grand Dean Martin a joué son dernier rôle.

5. The Last Movie Star (2017)

L’histoire d’une star de cinéma vieillissante qui, tout en se préparant à recevoir un prix pour l’ensemble de sa carrière, réfléchit à son propre passé, reflétait de près la vie réelle de son acteur principal Burt Reynolds. Bien que ‘The Last Movie Star’ ait reçu des réactions mitigées de la part des critiques, la performance de Reynolds a été unanimement considérée comme l’un des points forts de sa filmographie entière.

6. The Longest Yard (1974)

Avant de ‘passer’ à la comédie, Burt rêvait d’une carrière dans le football américain, qui a été interrompue par une grave blessure au genou. ‘The Longest Yard’, une comédie dans laquelle un ancien athlète entraîne un groupe de prisonniers pour un match contre les gardiens, était donc son retour à ses racines, mais aussi un grand succès commercial qui a vu trois remakes dans les décennies suivantes, y compris une ‘version’ égyptienne de 2015.

7. City Heat (1984)

L’association des grandes stars d’action Clint Eastwood et Burt Reynolds n’a pas abouti à un spectacle d’action ou un thriller, mais plutôt à une parodie amusante du monde des gangsters et des flics réalisée par Blake Edwards, connu pour ses comédies cultes sur l’inspecteur Clouseau. ‘City Heat’ a souffert de ‘trous’ dans le scénario et de lacunes, mais la chimie du duo d’acteurs principaux était indéniable.

8. Starting Over (1979)

La comédie romantique ‘Starting Over’ au moment de sa sortie représentait également une anomalie dans la filmographie de Reynolds. Dans le film d’Alan J. Pakula, l’un des plus grands séducteurs d’Hollywood incarnait un homme récemment divorcé, quelque peu perdu, essayant de se reconstruire avec l’aide de son frère psychiatre et d’une nouvelle petite amie mise en place par lui et sa femme. Les co-stars de Burt, Jill Clayburgh et Candice Bergen, ont été nominées aux Oscars pour leurs rôles.

9. The Dangerous Days of Daniel X (1975)

Le thriller de Robert Aldrich a été réalisé dans la célèbre tradition du film noir d’Hollywood, des films criminels sombres et lugubres où il n’y a en réalité pas de héros, seulement des ‘pourris’ de moindre ou plus grande importance. Burt a interprété de manière convaincante un détective de police désespérément amoureux d’une prostituée qui, essentiellement contre sa volonté, commence à enquêter sur la mort de la fille d’un vétéran de guerre. C’est aussi un film avec l’une des résolutions les plus inattendues de l’histoire du genre.

10. The Best Little Whorehouse in Texas (1982)

L’adaptation cinématographique de la comédie musicale extrêmement réussie de Broadway suivait les habitants d’une ville du Texas essayant de sauver la maison close locale, autrement la ‘fierté et la joie’ de leur région. Burt jouait le shérif menant le ‘mouvement de défense’ contre un reporter de télévision conservateur obsédé par la fermeture du bordel, aidé par sa maîtresse, la propriétaire, Dolly Parton. Dans ‘The Best Little Whorehouse in Texas’, les spectateurs ont également eu l’occasion de vérifier les capacités vocales de Reynolds, du moins ceux qui n’ont pas ressenti le besoin de devenir propriétaires de son unique album de musique ‘Ask Me What I Am’.


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