Le président du parti Forward Croatia – Progressive Alliance et ancien président de la République, Ivo Josipović, a déclaré mardi qu’il souhaite coopérer avec le président du SDP, quel qu’il soit, en avertissant que tant que le SDP ne résout pas ses problèmes, la Croatie n’aura pas une forte opposition.
>>>Josipović a averti des ‘processus rétrogrades’ en Croatie et en Serbie
« Je ne voudrais pas m’immiscer dans les relations internes du SDP. Quiconque devient président, comme c’est actuellement Davor Bernardić, je soutiens le SDP, même si j’ai un parti qui est en quelque sorte un asile pour les sociaux-démocrates déçus. Je le soutiens sur la tâche fondamentale – changer la Croatie pour le mieux, unir les partis de gauche, et je crois que c’est la tâche du président, qu’il s’appelle Davor Bernardić ou autre chose, de réunir les partis de gauche sur une plateforme raisonnable et bonne du socialisme européen, » a déclaré Josipović aux journalistes lors de sa participation à la Conférence « La Croatie dont nous avons besoin – Cinq ans d’adhésion à l’UE. »
« Tant que le SDP ne résout pas ses problèmes, malheureusement, la Croatie n’aura pas une forte opposition, » a souligné Josipović. Il n’a pas voulu répondre spécifiquement à la question de savoir si Peđa Grbin ou Siniša Hajdaš Dončić seraient de bons présidents du SDP, affirmant qu’un bon président serait celui choisi par les membres du parti.
>>>Josipović : Notre beau pays ne doit pas être un État de mafia
Lorsqu’on lui a demandé la décision de la présidente Kolinda Grabar-Kitarović, qui a gracié dix condamnés sans la Commission des grâces, Josipović a déclaré que Grabar-Kitarović a ces pouvoirs constitutionnels. Il a expliqué que cette commission fournit des avis consultatifs, tout comme l’avis consultatif du ministère de la Justice.
Il a précisé que cette Commission existe parce qu’il y a une présomption que les présidents ne sont pas toujours des experts en droit pénal et, bien qu’il le soit, lorsqu’il était président de la République, il avait cette commission pour s’assurer que les grâces, qui sont des décisions sociales sensibles, sont prises conformément aux normes légales, morales et éthiques.